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Commentaire de L’Ankou

sur Nabilla, héroïne orwellienne


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L’Ankou 18 juillet 2013 12:08

Si l’importance dont vous parlez,  realTMX, se gagnait au mérite, je partagerait votre impression.

Mais en tant que phénomène de foire, en tant qu’évènement, en tant qu’elle occupe une place notable dans le paysage audiovisuel, elle représente quelque chose qui la dépasse. Elle a été mise là pour une fonction précise, sélectionnée à cette fin, précisément choisie à cet effet. C’est bien le signe de quelque chose dont il serait dommage de ne pas parler.
 
Il fut un temps où la célébrité venait aux gens habiles, aux savants, aux découvreurs, aux inventeurs, aux créateurs, aux audacieux. Il fut même un temps où des intellectuels, des philosophes, des mathématiciens, des sages, et même des joueurs d’échecs en eurent leur part. On doit mentionner que la célébrité a couronné et couronne encore aussi l’athlète, le héros, mais aussi le guerrier, l’escroc ou le criminel, l’amoral, le rebelle, ce qui dénote quand même, dès le départ, certaines audaces dans l’évaluation du « mérite »...

On peut faire un lien entre les motifs de célébrité et la justification de la richesse, aussi... Pas forcément pour les lier l’un à l’autre, mais peut-être quand même pour constater qu’on voit de plus en plus de gens qui sont riches sans raison ni légitimité rationnelle, et noter que cela correspond aussi à l’apparition de gens qui sont seulement célèbres... heu... pour leur notorité.

C’est ce mouvement dont nous parle Jean-Paul Foscarvel, non sans talent.

Il n’y a pas à apprendre grand chose sur Nabilla, mais il y a à apprendre sur nous, qui, collectivement, visionons (ou pas) les émissions où elle apparaît., et plus encore sur les producteurs, les programmateurs, les responsables et les stratèges de l’audiovisuel, et la vision qu’ils ont de nous, la spéculation qu’ils font sur l’attractivité d’une bombasse décérébrée et les recettes publicitaires induites.

Et peut-être aussi, sur des intentions non mercantiles qui guideraient leurs choix.

Et même si les intentions n’étaient que mercantiles, les effets induits peuvent, eux, ne pas l’être. De quel monde en devenir Nabilla est-elle le signe ? telle est la question à se poser, et que pose intelligemment l’article.

Bien à vous,
l’Ankoù


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