« Cette décision était l’un des préalable à la création de l’euro afin de créer des réserves de change afin de pouvoir intervenir en vue de soutenir les monnaies européennes face au dollar. »
Démonstration est faite que la décision qui a conduit à vendre une part substantielle du stock d’or français est doublement stupide :
1/ le Général doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait décidé à l’époque tout à fait judicieusement, et en ne manquant pas de déclencher un rude rapport de force géopolitique, de refourger aux américains les réserves de change en dollar détenus par la Banque de France contre l’or de Fort Knox, avant le défaut unilatéral opéré par ces derniers quelques années plus tard avec l’abandon de la convertibilité or du dollar.
Echanger en effet de l’or - monnaie métallique et référence de toute éternité - contre de la monnaie-papier (ou torche-cul) en pleine période de dépréciation du billet vert (largement entamée au milieu de la dernière décennie), et quelques temps avant une crise monétaire mondiale qui n’a pas de précédent historique - mondialisation des échanges oblige - et trouver par dessus tout à le justifier, est tout de même fort de café. A croire que nos dirigeants d’alors étaient tous issus du monde de l’université, n’est-il pas...
2/ Qui plus est, justifier cette forfaiture et je pèse mes mots en arguant du fait qu’elle était un préalable absolument indispensable à la constitution d’un euro entré en vigueur et ayant cours légal quatre ans auparavant est une vaste farce.
Quand bien même : l’euro était et est plus que jamais une monnaie mort-née, qui va disparaitre dans les mois ou les années à venir comme toute construction idéologique contrevenant à toutes les règles élémentaires macro-économiques et/ou socio-culturelles (il serait fastidieux de rappeler ici les raisons objectives qui pousseront, et poussent déjà, à l’éclatement de la zone euro. Pour cela relire Mundell) trouve sa juste place : dans les poubelles de l’histoire.
Dans ces conditions il est pour le moins hilarant, et sinon grotesque, d’apporter la preuve qu’il fallut se sacrifier et entamer notre crédibilité monétaire (puisque l’or physique est avant toute chose la contrepartie en terme de richesse réelle au soutient d’une monnaie papier) et notre volonté de puissance sur la scène internationale, toute chose que de Gaulle - qui n’était pas universitaire lui - avait bien compris avant nos grossiers sophistes, nos « zélites », et autres experts très souvent autoproclamés.