Il faut de l’intelligence pour s’écarter de ses considérations personnelles et raisonner avec hauteur de vue.
Je retiens surtout de ton discours (au-delà du fait que j’apprécie le retour à la normale de notre discussion) un ressenti très fort lié à une situation personnelle.
Je conçois que tu puisses vivre les propos des autres comme une attaque personnelle.
Là où je comprends moins, c’est quand ça t’oblige à la violence du propos.
Les aides sociales sont indispensables. Elles répondent à une vision de la société que je partage, précisément celle du partage, de la cohésion et de la fraternité.
Mais tu ne peux cependant pas nier les abus, les dérives, les fraudes, tout comme tu dois entendre des discours qui, sans stigmatiser, relèvent ce qui sort de ces notions.
Je ne conçois pas que tu puisses t’astreindre à une vision aussi manichéenne que celle de Morice.
Le débat existe et par ton attitude, tu participes grandement à la radicalisation du discours de l’autre. Ça n’en fait pas un facho, ça en fait quelqu’un qui, devant tes arguments, n’a finalement plus d’autre choix que de forcer le trait.
L’angélisme a peu de place dans notre société.
Il faut sans cesse naviguer entre contraintes sociales et contraintes budgétaires et il n’est pas raisonnable de les masquer derrière des discours qui n’ont comme objet que de faire passer l’autre pour un salaud de droite.
Qui es-tu pour dire que tel ou telle est comme ci ou comme ça ?
Qui es-tu pour déballer ce linge ?
Laisse tomber et tente de participer à quelque chose de constructif. Ce que tu as perdu est perdu et il ne tient qu’à toi d’en faire quelque chose d’autre de bien, d’utile.
Une chose enfin : qui suis-je moi-même pour te tenir ce discours ?
