Bonjour, Jaja.
Globalement d’accord, à un détail près : le NPA, s’il pose de bons
diagnostics, ne s’inscrit que dans une optique révolutionnaire pour le moins
hypothétique, eu égard à la trop grande résignation des Français relativement à
la manière dont est exercé le pouvoir politique depuis des décennies. Cela ne
m’a pas empêché, au cours du dernier quart de siècle, d’alterner des votes pour
le PC (puis le FdG) avec des votes pour le NPA ( oui naguère la LCR) tout en
connaissant les limites de l’exercice dans un pays aveuglé par une démocratie
détournée.
Concernant le Front de Gauche, pour qui j’ai voté en 2012, j’ai, depuis
la campagne électorale en vue de la présidentielle, souligné à différentes
reprises les ambiguïtés de Mélenchon (ainsi que ses excès) et le fait que le,
moment venu, les communistes se rallieraient au socialistes en vue des
Municipales. C’est très exactement ce qui s’est passé, et Mélenchon est trop intelligent
pour ne pas avoir su que ce temps viendrait. En réalité, il avait fait un
calcul : devenir incontournable et réussir une OPA du PG sur le PC. Son erreur
d’analyse : avoir sous-estimé le fait qu’au PC, ce n’est pas la présidentielle
qui importe, mais les élections locales qui lui permettent de subsister dans un
contexte défavorable.
Quant à Ariane Walter, qui m’a souvent descendu en flammes sur un ton trop
souvent empreint de sectarisme, je ne lui en veux pas car, béotienne en
politique, elle s’est bercée d’illusions, au point de donner à son engagement
sincère une dimension quasiment mystique dans le sillage d’un Mélenchon
messsianique. Aujourd’hui, elle fait partie de ceux qui tombent de haut. Je
savais qu’elle n’avait pas renouvelé sa cotisation ; j’ignorais qu’elle
ait l’intention de quitter le Parti de Gauche. Mais tout cela ne me surprend
pas. Dommage pour elle, mais surtout dommage pour tous ces Français des classes
populaires qui sont les dindons de cette farce au goût amer.