J.F Chalot, merci pour votre article. Certes, on peut, en effet,
s’exclamer ou s’interroger sur finalité d’une charte de la laïcité affichée
dans les écoles. Pourtant, si on tient compte certains commentaires, on voit
bien que même dans la pratique quotidienne, dans le « domaine privé »
la laïcité pose problème. Certains
disent que « c’est l’islam »,
d’autres diront que c’est les catholiques réactionnaires, d’autres trouveront
toujours une raison religieuse au problème de l’intégration social.
Pourtant, le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 est clair
sur la question :
« Nul ne peut-être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de
ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. (...) La Nation garantit
l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation
professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public
gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. »
En outre, vous-mêmes vous dites qu’ « à priori » « l’initiative » est
« intéressante et positive » mais au même temps vous faites un procès
d’intention à cette charte en mettant en cause l’application du « texte en
lettres d’or qu appliqué ».
Ainsi, ne serait-ce plus judicieux de se questionner sur les modalités
pratiques d’une telle charte non seulement à l’ « école » mais
aussi dans notre vie pratique ?
Par exemple : si « la laïcité garantit la liberté de conscience
à tous » comment garantir que
« Chacun » reste « libre de croire » dans le
pluralisme religieux qui existe dans la société française, ou d’accepter ceux
qui « ne croient pas, en
l’occurrence les athées ? Comment permettre « la libre expression de
ses convictions » dans le respect de la conviction des celles des autres ?