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Commentaire de Christian Labrune

sur Les Arabes précurseurs de l'ère numérique


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Christian Labrune Christian Labrune 11 septembre 2013 13:08

@Roungal’ashinga
L’argument de ce cardinal que j’évoquais est tout à fait indéfendable et même ridicule. La physique moderne, c’est-à-dire celle qui peut se définir par des formulations mathématiques, naît avec Galilée, précisément. C’est dans cette première moitié du XVIIe siècle, et avec des penseurs comme Galilée, Descartes ou Huyghens, que la méthode scientifique, très vite, se constitue. Elle ne doit évidemment rien à l’ancienne physique aristotélicienne récupérée par Thomas d’Aquin, qui reste encore, à l’époque la référence majeure de l’église touchant à l’explication des phénomènes naturels.
On sait bien que Galilée n’a jamais fait tomber du haut de la tour de Pise des boules de bois et de métal pour vérifier qu’elles arrivaient au sol en même temps. C’est une « expérience de pensée », mais qui n’a jamais été contredite par les expérimentateurs qui sont venus ensuite. Quand Einstein propose les équations de la relativité générale en 1915, beaucoup douteront encore, jusqu’à l’expérience d’Eddington. On sait depuis qu’elle n’était pas tout à fait probante non plus, qu’on aurait pu la contester à l’époque et lui reprocher un défaut de scientificité, mais depuis, les vérifications ont été innombrables. Reprocher à Galilée d’avoir pu manquer de rigueur sur certains points, c’est donc lui reprocher de n’être pas absolument parfait, c’est-à-dire de n’être pas DIeu. C’est vraiment comique.


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