Je l’ai dit, je n’aime pas wikipedia, toujours partial et conformiste, pas plus que Science et Vie (ou avenir), qui sont les porte-paroles des lobbies, en fin de compte.
Concernant les guerres indiennes, elles avient quelque chose de moins brutal et de moins inhumains que les notres. (De plus, au XIXème siècle, les sages indiens avaient évolué et fait évoluer les mentalités, et y avaient renoncé, par force, mais de fait).
Voici ce qu’on peut en dire :
Le
sens de la guerre
La
défense de la tribu dépendait de tous les guerriers. Ces derniers
possédaient des armes qu’ils fabriquaient eux-mêmes. La position
d’un homme dans sa tribu dépendait de ses exploits guerriers. Tuer
un ennemi ou prendre des territoires n’était pas ce qui leur venait
en premier à l’esprit. Ce qu’ils cherchaient à la guerre, c’était
la gloire, faire des prisonniers, enlever des femmes, gagner des
trophées. Les chefs se battaient entre eux parfois jusqu’à la mort
pour prendre des droits comme celui de s’approprier des territoires
de chasse.
Les
tribus de la côte nord-ouest prenaient la guerre comme un moyen de
prendre des esclaves qui étaient revendus. Les Apaches du sud-ouest
étaient forts dans l’art de la razzia. C’était aussi courant chez
les Indiens des Plaines. Un Sioux portait une plume toute droite à
l’arrière de son bandeau ; cela signifiait qu’il avait tué un
ennemi à la force de ses mains. Pour les Indiens des plaines, lors
d’un affrontement, un « coup » signifiait toucher un homme
ou lui prendre son bouclier. Ce « coup » avait plus de
valeur que tuer un adversaire. Seuls les Indiens des Plaines
faisaient ce langage des plumes. Certains historiens pensent que le
port de la plume est venu du Brésil au XVII siècle.
De
leur côté, les Iroquois pensaient que la mort d’un guerrier
abaissait la mémoire du clan et faisaient « la guerre du deuil ».
Lors d’un raid, ils ramenaient des captifs ; l’un d’entre eux sera
adopté par la famille du mort. L’homme prendra sa place dans le
clan. La famille lui donnait son amour et le considérait comme un
Iroquois.
Les
armes
L’arc
était l’arme préférée des Indiens. Ils le fabriquaient avec du
bois de frêne. Les flèches avaient une portée de 100 mètres. Les
boucliers avaient des dessins magiques pour leur porter chance ; ils
étaient sacrés. Les tomahawks (sorte de hache) étaient des armes
très puissantes ; ils pouvaient être lancés.
Le
choc des cultures
On
comprendra que l’affrontement entre Européens et Indiens ne pouvait
tourner qu’au désavantage de ces derniers. D’une part, les uns
avaient des armes de jet, les autres possédaient des armes à feu ;
d’autre part la façon de faire la guerre n’était pas la même . Les
Européens tuaient pour posséder, les Indiens combattaient pour la
gloire. Quelle ne fut pas la surprise des soldats américains de voir
traverser leur campement par un groupe d’Indiens sans qu’il y ait de
mort ! Pour eux, l’essentiel était d’avoir surpris l’ennemi. Les
choses allaient pourtant changer. Quand les Indiens virent les
Européens massacrer leurs femmes, leurs enfants, détruire la base
de leur vie ; ils adoptèrent la méthode européenne : détruire. La
cuisante défaite de l’armée américaine commandée par Custer à
Little Bighorn en est le plus terrible exemple.