Bonjour Hervé,
Et merci pour ces questions très pertinentes.
1) Il faut commencer par bien préciser le revenu de base ne remet pas en cause la protection sociale… et qu´au contraire chaque bénéficiaire disposera automatiquement de l´assurance maladie… pour ses soins. Evidemment les indemnités journalières continueront de dépendre des cotisations sur salaire, tout comme les indemnités chômage ou les pensions de retraite.
2) Il y a effectivement un risque d´augmentation des couts en fonction des choix de financement. En effet, ce qui compte c´est la distribution d´un réel pouvoir d´achat… car à quoi bon recevoir 1000 euros par mois si cela ne permet plus de se loger et manger. Dans tous les cas, il y a aura une modification de l´échelle des salaires… notamment pour les boulots difficiles et mal payés qui auront plus de mal à trouver preneur. C´est donc au contraire la fin de l´esclavagisme qui contraint actuellement les plus démunis à accepter les plus mauvaises conditions de travail souvent pour un salaire de misère.
3) Il y a effectivement le risque de voir l´oisiveté se développer chez certains, et voir se developper quelques familles d´avachis, mais je pense que très vite l´ennui les conduira a se chercher une activité gratifiante… et peut être reprendre un travail pour compléter leur pouvoir d´achat.
4) Cette question est fondamentale… et dépendra directement du mode de financement de la mesure. Je pense personnellement qu´il serait dangereux d´avoir un financement qui remettrait en cause la progressivité des prélèvements… tel que le proposent les allemands dans leur petit film. Mais tout cela dépendra des choix politiques du moment. Ce qui compte dans un premier temps c´est de faire accepter l´idée d´un revenu de base inconditionnel.
5) L´accession à la culture et à l’instruction restera libre et gratuite. Apres a chacun de faire ses choix… et tant pis pour les larves qui pourront toujours regarder TF1 
Dernier point important, le pérennité du revenu de base dépendra directement du financement et de la capacité de nos sociétés à maintenir une production suffisante de richesses (biens et services) pour permettre ce partage, car évidemment nous ne pourrons pas éternellement nous reposer sur le travail des autres nations moins développées.