Bonjour Monsieur,
Je vous ai lu avec intérêt et même plaisir car vous énoncez des arguments qui sont effectivement devant nous.
Tout d’abord, entièrement d’accord pour dire que la procédure référendaire est le chemin juridique préalable requis. Puis, même accord avec vous pour dresser un bilan très contrasté des effets de la dérégulation. La liberté accordée depuis le début des années 80 a fait enfler les activités spéculatives. Là où je vous suis moins ( et c’est ce qui explique ma position de méfiance et de prudence quant à une sortie de l’euro ), c’est qu’effectivement cette sortie de l’euro nous conduirait à d’autres mesures de contraintes du type contrôle des changes, etc. Loin d’être libéral, je m’inquiète un peu de cette fermeture, de ces cadenas juridiques que la nouvelle situation nous imposerait.
Pour la nouvelle parité, je considère que nos dettes, hélas notre chômage, etc seraient des facteurs qui attaqueraient la valeur de la monnaie. L’économiste Jacques SAPIR évoque lui-même une dévaluation de près de 20% pour relancer la compétitivité et déclencher un cercle vertueux de croissance.
Vous posez, en fin de commentaire, une question délicate : j’ai écris un texte qui est très essentiellement technique et qui a été reçu de manière épidermique ( voire parfois hystérique ) comme étant politique.
Etant économiste indépendant et travaillant avec des laboratoires de recherches notamment suédois, je ne considère pas avoir basculé vers un texte politique.
Si j’avais du le faire, j’aurais eu à écrire un simple mot : je suis européen convaincu mais je n’accepte pas que la parole du peuple ( référendum de 2005 ) ait été contournée et bafouée quelques années après.
Tels sont quelques éléments d’explication que votre courtoise prise de position m’inspire.
Sentiments dévoués, JYA.