@ Nabum,
Très bonne analyse.
Antenor voit juste :
« La monumentale erreur de communication commise par les manifestants aura été de se présenter d’abord comme des Bretons avec des problèmes bretons. Au lieu de lancer un mouvement national, ils se sont sabotés tous seuls en se limitant à leur pré-carré. »
Je n’irai pourtant pas jusqu’à dire qu’ils ont eu et ont encore la volonté de passer pour des rebelles romantiques et qu’ils seraient des chauvins égoïstes : après tout, les industries qui tombent en rideau sont bien en Bretagne. Néanmoins, et sur ce point Antenor a raison, s’ils avaient brandi des drapeaux républicains, non pas à la place mais avec leur étendard moyenâgeux, l’impact eût été probablement différent.
Pour autant rien n’est perdu dans la mesure où les manifestants qui sont atteints dans leurs vies quotidiennes et désormais futures ont encore - pour peu qu’ils agissent intelligemment et ne se laissent pas doubler par les idéologies d’une gauche et d’une droite obsolètes -, la ressource de changer ce modèle économique qui est désormais devenu inopérant.
L’avenir est loin d’être bouché, ce qu’énonce très clairement Oncle Archibald.
@Archibald.
Oui mon Oncle, vous avez amplement raison de dire que « ceux qui nous dirigent ont osé ne tenir aucun compte de la réponse que nous leur avons apportée et (qu’) ils nous ont fait avaler par force la mauvaise potion, (qu’ils) portent la responsabilité écrasante d’avoir détourné du chemin des urnes le peuple qu’ils ont cocufié, mais que finalement ils (nous( ont ouvert les yeux. »
Enfin, pas à tous.Il reste encore des aveugles et des sourds.
On sait désormais, dites-vous, qui ils sont et ce qu’ils font, la meilleure des preuves étant la façon dont ils ont laissé filer la dette. Nous savons que nous sommes le cadet de leurs soucis.
Ce qu’il faut, ajoutez-vous - je vous cite -, c’est restaurer d’abord la foi en la démocratie et faire confiance au peuple. Vous parlez de peuple, jje parlerai plutôt de la nation toute entière, car moi aussi je suis sûr qu’une très grande majorité de Français, et même d’européens, ont une vision commune de la société qu’ils souhaitent pour eux et leurs enfants. A nous effectivement de faire cesser le clivage qui nous est artificiellement imposé par ceux qui ont intérêt à ce qu’il perdure. A nous de ne pas perdre espoir dans la démocratie pour inventer la suite. Mais pour cela, et c’est moi qui parle, il y a une condition nouvelle et désormais fondamentale : il faut sortir impérativement du cadre politique qui enferme les pensées et les comportements dans ce carcan de fer que sont l’éternelle et inepte lutte en droite et gauche.
La société telle qu’elle est ne peut plus aller bien loin. Monsieur Hollande, dites-vous, serait bien inspiré de prendre acte du désaccord total entre le peuple et la représentation nationale.
Il n’en fera rien car il est tétanisé par l’échec.
Il devrait dissoudre l’assemblée et diriger la France avec un gouvernement pragmatique de coalition rassemblant des personnalités diverses et compétentes.
Il n’en fera rien car il n’écoute rien. J’en sais quelque chose : il n’écoute pas.
Pourquoi ne fera-t-il rien ? Hé bien précisément parce que pour essayer de redresser le pays, il faut un homme libre. Libre par rapport aux forces financières et libre par rapport aux idéologies bornées et obsolètes.
Ce qu’il n’est pas.
Ce que je suis, en revanche.
D’où ma question : qui, sur Agoravox, est aujourd’hui prêt à quitter ses vieux schémas de pensée ou/et ses carcans idéologiques pour se joindre à moi et mettre en place une véritable alternative pour 2017 ?
Le contexte s’y prête. L’urgence le réclame. Ma détermination, mon énergie et mon courage sont sans faille. Et puisque, comme le disait Sénèque, il n’y a de vent favorable que pour celui ou ceux qui savent où aller, décidez-vous. Agissez en me rejoignant.
Renaud Bouchard L’Alternative pour 2017.