Parler salut nazi quand on parle d’un truc qui est assimilé au salut nazi ça s’appelle parler de salut nazi.
D’accord et donc comme la quenelle n’a rien à voir avec un salut nazi (ce qui est évident pour quiconque de normalement constitué) le point Godwin va donc naturellement à « On ».
Dans cette histoire, « On » me semble d’ailleurs être une minorité médiatico-politique négligemment relayé par vos soins via les paroles de feu votre grand-père.
Quelque part vous méritez donc un point Godwin par ricochet.
Soyons sérieux, l’amalgame quenelle-salut nazi n’a été crée que dans un but évident de diabolisation supplémentaire de Dieudo et est probablement né dans les esprits malades d’une dizaine de « spécialistes » en communication.
J’imagine très bien la gueule de la réunion (le brainstorming comme on dit de nos jours) :
- Bon les gars, le camerounais fait encore des siennes et menace une fois de plus notre pret-à-penser pour grand public. Il me faut une idée de contre-offensive dans les 10 secondes !
- On pourrait ressortir l’antisémitisme ? Ça marche pas trop mal jusqu’ici
- Ouais mais là avec son histoire de quenelle ca va être dur de trouver un rapport !
- Bah la quenelle c’est un bras tendu, y a moyen de faire quelque chose avec ça
- Ok pour le bras tendu mais c’est un bras tendu vers le bas ! Ça va pas être facile de rapprocher un salut-nazi fait par un aryen d’une quenelle fait par un camerounais.
- Bof, suffit de le répéter à gaver sur toutes les chaines, stations et éditoriaux, de ressortir un ou deux « philosophes » de salon, quelques soutiens politique en prime et ça va passer.
- Et pour ceux qui ne seront pas dupe ?
- On met le paquet sur le mot « nazi », ça va les rendre inaudible.
- Comme d’hab quoi !
- Aller au boulot ! Il est libre BHL en ce moment ?