« Ce sont les Traités européens qui imposent une agriculture « intensive, avec le moins de salariés possible, et le plus d’intrants possible », d’où l’endettement de nombreux agriculteurs et leur suicide quand les prix proposés sont en dessous du prix de revient. »
Non, on ne peut pas tout mettre sur le dos de l’Europe, sauf à apporter des preuves.
Il fut un temps où la JAC, la jeunesse agricole catholique, formait les futurs jeunes paysans à l’usage des engrais (NPK, pour nitrates, phosphore, potassium, ).
Les contraintes des écologistes et de Bruxelles ont limité les intrants en nitrates à 170 unités d’azote par hectare, puis à 140, faisant baisser les rendements qui ont atteint leur maximum juste avant ces mesures, soit le tout début des années 90 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_Nitrates)
Auparavant, les doses en intrants était du bon vouloir du paysan, ou de son ignorance face au commercial en produits phytosanitaires.
Mais la pression écologiste étant très vivace en France (virulence de l’association eaux et rivières), cela aurait très bien pu se faire sans la « gouvernance » bruxelloise, nous sommes d’accord.
Rappelez-vous que Bruxelles a tout de même tiré les oreilles à Sarkozy lorsqu’il stigmatisait les roms.
Le gouvernement Hollande veut interdire les communes françaises de faire procès contre les banques qui leur ont fait des crédits douteux, car il est actionnaire de la bad bank Dexia. Bruxelles le lui reproche, mais il est possible que notre conseil constitutionnel suffise largement.
Tout n’est pas tout blanc ou tout noir, cher monsieur.
Dans son programme politique, Asselineau ne propose que la sortie de l’euro et rien d’autre. Doit-on lui faire crédit pour le reste aveuglément, puisqu’il s’agit d’une page blanche ?