Bonjour, Alexandre G ; j’ai parlé de prépas scientifiques, et dans une moindre mesure de prépas économiques, celles dont les débouchés sont quasiment assurés même si l’étudiant n’est pas brillant brillant, comme l’écrivait Pierre Gilles de Gennes dans l’un de ses livres, il trouvera toujours à intégrer « l’école des sucres d’orge d’Outremont » .
Pierre Gilles de Gennes a aussi écrit beaucoup de choses quant à notre systeme Français des classes préparatoires et des écoles : lui-même avait fait une classe préparatoire scientifique diversifiée maths physique chimie biologie qui n’existe plus aujourd’hui puis l’université.
Pour d’autres cas d’élèves ayant de bons voire très bons résultats envoyés au collège de ZEP, ils sont la quasi totalité s’ils habitent sur la mauvaise zone de la carte scolaire et n’ont pas de piston. Nicolas Sarkozy avait même proposé de pouvoir déroger à la règle pour les élèves « méritants ».
Mais, curieusement, les associations de parents d’élèves, se sont, dans leur majorité, et au nom de « l’égalité républicaine », opposées à ce texte.
Pour le choix du lycée, en principe il n’y a pas le choix puisque les tartuffes de l’« éducation nationale » parlent de « lycée de rattachement » (pour chaque collège).
Il est tout à fait exact que la ségrégation se construit au collège et au lycée, et ceux qui ont sciemment construit ce systême ségrégationniste, l’ont fait, au nom de l’égalité, principalement pour éviter aux enfants des classes aisées de côtoyer les enfants de classes, disons, moins aisées.
Le but final, pour ces classes aisées, étant avant tout que leur rejeton intègre une « école » (voir Pierre Gilles de Gennes) ce qui doit (toujours selon PGdG) lui assurer des droits à vie sur la société.
La justification d’une prétendue égalité face à la sélection des prétendants à l’entrée de ces écoles est le concours, épreuve républicaine égalitaire par excellence, au terme de deux années de classes préparatoires.
Oui mais voilà, encore faut il y arriver, à ce fameux concours, à ces fameuses classes préparatoires, et pour le pouième d’enfants de laborieux qui y arrivent, rattrapper le handicap constitué par les 7 années de collège-lycée de ZEP avec enseignement au ras des paquerettes et petits copains qui eux n’avaient pas envie d’apprendre ni que le voisin ou la voisine apprenne....
En face, des élèves qui dans le bon collège et le bon lycée, ont travaillé pendant 7 ans à un niveau plus homogène, avec les meilleurs professeurs, dans une saine ambiance d’émulation....
Alors, égalitaires ces concours ?