« Maître Faurisson »... faut pas exagérer non plus !
« Qui a eu le courage de lire Faurisson... »
Ce n’est pas une question de courage mais de curiosité et d’aptitude au déconditionnement. Ce n’est pas évident et prend du temps ! Le révisionnisme révise, conteste certains éléments (ce que font en permanence les historiens et les avocats de la défense), le négationnisme nie ouvertement ou se cache parfois intelligemment sous le révisionnisme.
Je n’ai pas lu Faurisson, j’ai préféré me brûler les doigts sur les pages de Garaudy. Le pauvre homme ne méritait pas tant d’ostracisme il est vrai et s’ il y a à boire et à manger là-dedans, difficile de le penser antisémite mais antisioniste oui sûrement, ce qui devient un délit d’opinion !
Pour toute personne adulte, interdire certains ouvrages : cela incite à croire que certaines vérités nous y sont révélées. La réaction normale est donc de se les procurer pour vérifier. La réaction anormale, c’est à dire conditionnée, c’est de se fermer, s’interdire toute curiosité dès lors que certains mots sont utilisés : négationniste et antisémite sont deux exemples de termes qui agissent tels des repoussoirs.
La meilleure réponse qui pouvait être faite à lui qui ne contestait pas la Shoah sur le fond mais ses modalités d’applications et surtout sa « récupération », n’était pas de l’exclure de la communauté à la façon des Amish. En effet, devenu invisible parmi nous, son fantôme a néanmoins servi la cause des antisémites en brouillant le message. Et la loi Gayssot scélérate, a renforcé le malaise chez les honnêtes curieux en gravant l’histoire dans le marbre.
Malheureusement en lisant la page de votre lien, on s’aperçoit qu’elle AUSSI diffuse les erreurs attendues mais cette fois dans l’autre sens :
ex 1
« Il est exact que les Allemands envisageaient une « solution finale de la question juive » (Endlösung der Judenfrage). Mais cette solution était territoriale (territoriale Endlösung der Judenfrage) et non pas homicide ; il s’agissait de pousser ou, si nécessaire, de forcer les juifs à quitter l’Allemagne et sa sphère d’influence en Europe pour établir, en accord avec les sionistes, un foyer national juif, à Madagascar ou ailleurs. Beaucoup de sionistes ont collaboré avec l’Allemagne nationale-socialiste en vue de cette solution. »ex 2
Il est exact que des Allemands se sont réunis, le 20 janvier 1942, dans une villa d’une banlieue de Berlin (Berlin-Wannsee) pour traiter de la question juive. Mais ils y ont envisagé l’émigration forcée ou la déportation des juifs ainsi que la création future d’une entité juive spécifique et non pas un programme d’extermination physique.Oui tout ceci est exact... et alors ? On cherche un point marquant dans l’Histoire et on y accroche une théorie : celle que les camps n’étaient pas destinés à l’extermination parce qu’on n’a pas de « preuve » le spécifiant exactement et qu’Hitler n’a jamais donné l’ordre express de tuer les juifs. De là, à nous dire que les nazis étaient gentils et qu’il y avait même des jouets pour enfants dans ces camps ou nous expliquer que restant suffisamment de juifs après guerre, c’est la preuve qu’il n’y avait pas eu de chambre à gaz, c’est un pas franchi rapidement. Et c’est le piège de la démarche qui s’embourbe à la recherche de preuves causales limites, improbables mais surtout indifférente à la sociologie et à la psychologie.
N’est-il pas préférable simplement de réfléchir aux processus menant à un génocide (résultat incontestable). Il y a « eux » il y a « nous » avec persécution puis exclusion et enfin éradication de l’autre. En 1936, la situation finale c’était le départ « volontaire » des juifs (en les spoliant de leurs biens au passage) et en 41, c’étaient les convois vers les camps. Ceux-ci au moins conçus comme des moyens commodes d’exploitations maximale menant inexorablement à la mort. Entre ces deux dates, les cadres référentiels des Allemands ont été modifiés. Dans le processus d’exclusion, la radicalisation mène en roue libre à ce qui n’est pas défini à l’avance.
La Shoah s’inscrit dans l’histoire comme un accident exceptionnel à cause de son caractère froid, administratif, méthodique, une barbarie perçue comme un simple travail par les S.S. Pourtant, il s’est passé exactement la même chose au Rwanda à une époque où l’on disait « plus jamais ça ! » après un autre « plus jamais ça » et ainsi de suite. Là encore, il y a bien eu vraie entreprise d’éradication, faite froidement à coup de machette. Ce n’est pas parce que la méthode était plus archaïque (faute de moyens) que le résultat a été moins radical. Si l’on voulait faire du négationnisme à propos du Rwanda, on discuterait sur le fait que des bâtons ont aussi été utilisés (révisionnisme).
En bref, la violence a toujours été considérée comme l’ultime solution efficace pour l’homme même « moderne » ; un choix absolument rationnel dès qu’il y a menace réelle ou inventée. Aucune « démocratie » occidentale ne s’est construite sur autre chose que de la purification ethnique. Cela exige une perte du sens moral, un glissement des valeurs dans toutes les guerres y compris les « propres » parce que techniques. Ce changement des valeurs qui permet de tuer un bébé qui n’est pas de sa "communauté, ne démarre pas à une date précise en relation avec tel ou tel événement, il est obtenu de façon diffuse grâce à des outils de communication dont les historiens sont aussi victimes. Leur recherche de preuves à posteriori, devient une démarche justifiante comme si tout avait obligatoirement une cause et un effet mais parfois ce qui concerne les relations humaines nous dépassent.
Israël n’est pas menacée, elle détient le plus gros stock d’armes nucléaires pouvant atteindre chaque continent (et n’a signé aucun traité), et se moque de sa réputation à l’extérieur.
Aujourd’hui, les Israéliens deviennent indifférents à la violence exercée contre les Palestiniens par leur gouvernement et ces derniers subissent eux mêmes, sans qu’ils s’en indignent, des publicités vantant les bombes humaines, le moyen de vivre enfin heureux... mais seulement au ciel.
Tout ce qui pourra empêcher cette autodestruction des peuples, est bienvenu car ou l’un des deux disparaît ou ils s’entendent enfin et ce sera forcément un compromis. Inutile d’espérer revenir en arrière, le passé est le passé ! Exporter la haine des uns et des autres chez nous en voulant nous imposer de prendre parti contre des peuples aujourd’hui est inacceptable. Que des associations qui ont du mal à se faire entendre, essaient de ne pas sombrer dans le tsunami qui a dévasté Dieudonné, c’est de bonne guerre, ils ont d’autres chats à fouetter.
Le problème, c’est notre propre gouvernement (et les médias à sa botte) qui a une attitude irresponsable et dangereuse en se couchant obscènement devant le CRIF. Ils nous embarquent dans leurs guerres, jouent aux bondieuseries en se mettant la Kippa sur la tête tout en prônant la laïcité par ailleurs et cela est aussi insupportable que s’ils chantaient les louanges du régime iranien. La couleur politique n’y change rien !
Alors essayons de ne pas oublier que notre ennemi n’est pas notre voisin qui vote PS, UMP ou FN mais les conglomérats financiers et autres grands groupes apatrides. De toute confession, ils sont les vrais dirigeants de nos gouvernements successifs.
12/01 22:24 - Corinne Colas
« Maître Faurisson »... faut pas exagérer non plus ! « Qui a eu le courage de lire (...)
12/01 16:57 - marc
non, il ne vous emmerde pas, il est d’accord avec vous, pauvre nigaud. Vous le faites (...)
08/01 20:06 - zion_train
les amis Demain matin, Gym sur la plage de Tel Aviv Frishman 19 Je vous attends tous à (...)
08/01 18:19 - jaja
Les arabes Palestiniens qui ont pu s’accrocher à leurs terres, à la Palestine, lors de la (...)
08/01 18:08 - zion_train
ouawwwwwwwwww qui lu cru ? http://jssnews.com/2014/01/08/arabes-israeliens-nous-ne-voulons-pas-faire
08/01 16:12 - zion_train
lentite sioniste se porte à merveille l’Egypte est en deroutela syrie en (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération