j’aime bien cette réflexion, que j’approuve globalement, et comme toi, je n’aime pas la compétition,
on voit dans notre pseudo démocratie les dégâts qu’elle provoque...
j’ai même écrit une chanson sur ce thême...
en voila le texte...
Voici
le grand spectacle C’est celui de ta vie
C’est
parfois la débacle Parfois le paradis
Parfois
la débandade le grand n’importe quoi
Pour
pas rester en rade, fatalement on se bat
Arriver
le premier Le premier dans l’ovule
Pour
bien le féconder Tant pis si çà se bouscule
Un
seul but dans la tete Arriver le premier
Eviter
la défaite Tant pis pour le dernier
Arriver
le premier Le premier à l’école
La
tete bien rangée tu vises la coupole
Etre
champion des maths Et génial en francais
Faut
que çà les épates Tant pis pour le dernier
Arriver
le premier Le premier au boulot
Estimé
du patron Gravir les échelons
Enfoncer
tous les autres Trahir, et balancer
Il
faut franchir les portes Tant pis pour le dernier
Le
dernier est au fond, tout au fond de la classe
Parfois
il se morfond, mais donnerait pas sa place
Contre
tout l’or du monde, et un prix d’excellence
Ou
l’amour d’une blonde, qui ferait vœux de silence
Pres
du radiateur, il voit pousser les fleurs
Et
voler les oiseaux, il écoute son cœur
Il
regarde passer la vie qui se prélasse,
Qu’il
rejoindra bientôt, des la fin de la classe
,
Moi
j’aime les derniers Tout ceux que l’on dépasse
Qui
prennent le temps de réver Se promenent sans godasses
Les
pieds en éventails, a marcher dans le sable
Et
croquent dans la vie, comme des morts de faim
Moi
j’aime les derniers Pour qui le temps qui passe
Passe
plus lentement, passe plus tendrement
Qui
prenent tout leur temps, vivent chaque printemps
et
le premier qui court Arrive en meme temps,
mais
lui n’a rien compris,au vrai sens de sa vie
il a
juste couru pour etre le meilleur
il
s’est juste battu, il était dans l’erreur
le
dernier dans la vie, car il n’a rien compris
et
quand le rideau tombe, le rideau de sa vie
il
emporte dans sa tombe, ses succès de nanti
ses
complots ses magouilles, et ses prix d’excellence
son
magot ses embrouilles, dans le monde du silence