La partie d’échecs comporte plusieurs coups. Et plusieurs échiquiers, dont un en Syrie bien évidemment.
*Le rattachement de la Crimée à la Russie est le premier coup de défense.
Du peuple de Crimée lui-même d’abord. Aucune protestation occidentale, du monde « libre » et « démocratique », ne peut cacher le fait que ce peuple aux attaches russes veut revenir dans le giron de la Russie. Mais aussi, bien évidemment, que les ukrainiens, comme Yanoukovich et également Timochenko dans son époque précédente, ne pensent pas que les propositions de l’UE soient intéressantes pour l’Ukraine.
* d’où la deuxième phase de la partie d’échecs. On laisse le nouveau gouvernement ukrainien s’enliser dans la crise économique et le vide du soutien étatsunien et européen
* les stratèges occidentaux [on n’ose pas parler de Hollande/Fabius à ce niveau] auraient du peaufiner leurs sanctions pour contrer le coup de défense russe. Ou bien penser que leur monde en déconfiture est incapable de vraiment sanctionner la Russie sans être durement touché lui-même. On peut bien être certain que dans la coulisse, par des coups de téléphone directs, l’Allemagne a sécurisé son approvisionnement en gaz en assurant les russes que les menaces sont pour la galerie.
* puis viendront des coups offensifs. Lorsque la situation économique, les révélations sur le peu de soutien réel de la part de Bruxelles feront basculer l’opinion publique, particulièrement dans les régions russophones. Qui auront l’exemple de la Crimée dont l’occident n’aura pu empêcher le ralliement à la Russie.
* enfin le coup majeur sera sans doute porté au Dollar. Qui sera remis en cause comme monnaie majeure dans des échanges commerciaux. Un premier acte se prépare entre la Russie et l’Iran (pays qui a résisté aux sanctions d’une autre ampleur).
Par ailleurs on ne peut que s’étonner de constater le rôle effectif que joue Bernard Henri Lévy dans les relations internationales de la France, alors qu’il n’est ni élu, ni spécialiste, ni officiellement responsable d’une organisation jouant un rôle, au grand jour, dans le processus ukrainien.
Il ne peut y avoir qu’une réponse. Il a des responsabilités dans une organisation internationale occulte qui domine les relations internationales dans notre monde « libre ».
On peut faire un certain parallèle avec McCain qui évolue aussi largement au-delà de ses prérogatives de sénateur US.
D’où les étranges convergences en Ukraine entre mouvements fascistes et sionistes.