aks, vous écrivez : « ...donc si demain la corse veut devenir italienne, bretagne anglaise, alsace allemand... ».
Eh bien, effectivement, si la majorité des Corses décidait, démocratiquement, de quitter la France pour devenir indépendant ou rejoindre un autre pays, je ne vois pas au nom de quoi je devrais les en empêcher. Bien sûr, je préfèrerais qu’ils choisissent la France, mais c’est serait à eux de décider de leur destin, et pas à n’importe quel technocrate, ou politique parisien. Ensuite, ce serait aussi à eux de subir les conséquences ou d’apprécier les retombées de leur choix.
Tout comme je vois pas pourquoi c’est des technocrates parisiens, qui n’ont aucune connaissance de la montagne et décident de n’importe quel chemin alpestre en Haute-Savoie. À titre d’exemple, voir la règlementation aberrante du sens d’ouverture des portes externes des cabanes de montagne.
À propos des Corses, une petite histoire. Ange sort de grand matin de son village, il voit, en plein maquis, une bonne trentaine de gaillards en costume de ville, munis de passablement d’appareils qui qui s’agitent en griffonnant, notant et dessinant sur des blocs.
Intriqué, il demande ce qu’il font. On lui répond : « nous venons de Paris pour déterminer le tracé de la prochaine route ».
À ce quoi Ange répond : « on avait l’habitude de faire autrement. On prenait un âne, on lui donnait une bonne claque sur les fesses et on faisait la route là où l’âne passait. C’était à coup sûr le tracé le plus économique et le moins fatigant ».
Une simple anecdote pour illustré la totale imbécilité de la centralisation à la française. Centralisation que le monde entier ne nous envie pas.