Bonjour Fergus,
Tes arguments sont, comme toujours, convaincants et l’article bien écrit.
Le sujet de l’article porte sur la souffrance qu’infligent des
tortionnaires à un animal devant des spectateurs qui en veulent pour leur
argent. Le reste n’est que littérature.
La corrida est la descendante des jeux du cirque romains et du culte du Taureau, symbole de la force brute et virile. Les spectateurs frémissent que leur double, le toréador, abattent comme une offrande aux dieux, ce symbole dans un combat loyal, la sueur et le sang.
La réalité est bien différente. La technique très scénarisée fait tout pour que le toréador et les autres acteurs humains de l’arène, courent le moins de risques possibles. Qui, dans un monde civilisé, accepterait de voir des hommes éventrés dans l’arène à chaque corrida. Les candidats aux sacrifices seraient certainement moins nombreux.
Il s’agit bien d’un spectacle réglé comme un ballet où l’issue du combat est connue d’avance sauf accident, heureusement rares mais pas inexistant.
L’impression que j’en ai tiré est bien celle d’une boucherie. Les pics qui fouillent la chair des animaux sont maniées par des hommes payés pour cela, qui agissent en boucher, sans en tirer de plaisir particulier. Il font leur travail dans le but d’affaiblir l’animal pour réduire, sans l’annuler tout à fait, le risque couru par le toréador qui lui, a choisi d’être là.