L’abstention n’est pas une stratégie mais une nécessité.
Celle de ne pas plus cautionner cette mascarade du vote pour un Parlement sans pouvoirs, celle ne plus voter pour des incompétents déjà incapables de diriger leur propre pays et qui, de plus, appuient des politiques aventureuses en Ukraine avec un soutien à des mouvements ouvertements fascistes... celle de ne pas se laisser duper par la fausse et dangereuse solution FN... On peut passer en revue d’autres raisons.
Dans cette campagne européenne, hors quelques marginaux : l’UPR, Chevénement, ... tout n’a été que duperie. On a dit notamment que l’abstention ne compterait pas, mais on a employé tous les moyens pour faire voter les gens.
Dans l’arsenal utilisé pour cela, il y a eu ce qui ne peut être qu’une rumeur reprise de manière moutonnière, évoquant le fait que le Parlement européen ratifierait le Traité de libre échange transatlanatique. D’où sa grande importance soudaine que l’on était évidemment incapable de démontrer dans le cadre actuel de règne absolu de la commission européenne.
C’est vraiment curieux. On ne sait pas vraiment où en sont les négociations, quels sont les accords, les articles écrits,... mais par contre on saurait exactement, de manière opportune, que le Parlement européen en serait le juge suprême.
De toute mnaière quel qu’ait pu être les résultats des votes européens, il n’y a nul doute sur le fait que le Parlement qui en aurait été issu voterait un traité ultralibéral.
L’Europe actuelle fonctionne avec des institutions découlant de traités. Maastricht, Nice, Lisbonne ... qui montrent bien la manière dont on traite les aspirations populaires et même les référendums.
La règle fondamentale est celle de l’unanimité au conseil européen, - chefs d’état-, qui verrouille tout changement demandé individuellement par un pays. Réorienter la BCE, ne parlons pas de changer l’Europe requiert l’unanimité. C’est pour cela que pour changer vraiment l’Europe il faut d’abord en sortir [sans respect des traités il n’y a pas d’entente internationale possible] par l’article 50 comme dit Asselineau.
Donc ce traité une fois finalisé doit être approuvé à l’unanimité par le conseil européen.
Ensuite, il peut être ratifié ou non. Le modèle de ratification peut être celui du TCE, c’est à dire une ratification par les parlements des Etats. Dans chaque Etat il faut que le chef de l’Etat demande lui-même la ratification par son parlement ;
On a vu que pour le projet de frappes sur la Syrie, Hollande n’a même pas organisé un débat à l’Assemblée.
Si le conseil européen veut faire ratifier ce traité néo libéral par le Parlement européen, ce qui ne serait pas un problème, il faut un traité spécifique si tous les chefs d’état sont d’accords.
Tous les moyens pour tromper les gens ont donc été employés et malgré tout il y a une abstention énorme. Qui a une signification politique qui va peser au fil du temps.
Comme le fait que le pouvoir socialiste actuel n’a plus aucune base politique.