bref, tu esquives.
J’espère que tu as bien conscience que la revendication « interdiction des licenciements » n’a pas sa place dans une révolution. Dans un contexte révolutionnaire, les trade-unionistes jouent un rôle réactionnaire (et c’est pour cela que Lénine a préféré devenir lui-même réactionnaire en envoyant tout ce beau monde dans des camps.).
Dans un contexte démocratique, vous faites croire aux prolétaires que le courant révolutionnaire consiste à négocier avec la bourgeoisie une amélioration des conditions de vie. Si comme le FdG, vous vous affirmiez simplement Keynésiens, ce ne serait pas grave. Mais non : vous vous prétendez révolutionnaires, en diffusant l’idéologie de « l’urgence » du réformisme.
Pire : au 20ème siècle, les partis trade-unionistes dans votre genre enseignaient au prolétariat l’utilité des grèves et des manifestations. Or, aujourd’hui, comme vous restez bloqués à une échelle nationale, pour la protection du système social-national, vos grèves et manifestations deviennent inutiles, incapables d’aboutir à un quelconque résultat. Donc : vous êtes en train de désespérer le prolétariat en lui montrant comment faire la grève ne sert plus à rien. Si au moins vous admettiez que le système social français EST mort, et qu’en véritables progressistes, vous faisiez du trade-unionismes à échelle européenne... là vous obtiendriez des victoires. Mais non, vous préférez vous rouler dans la charogne du Socialisme National français.
La revendication dans une révolution c’est : « renversement de la bourgeoisie »
Les seuls à réclamer clairement cela c’est eux :
Le courant le plus révolutionnaire que nous ayons eu depuis 50 ans vient des USA. Cela n’a rien d’étonnant, car la Nation US est presque morte, à genoux ; son prolétariat est donc debout.
Vivement que le prolétariat européen s’unisse au prolétariat US, il en a grand besoin. Si les communistes sont incapables de faire cette union, TAFTA s’en chargera pour eux.