@ CN46400
"le 10 mai 40, jour de l’intronisation de Churchill à la place de
Chamberlain, fût pour Hitler une vraie catastrophe qui ne serait pas
compensée par la Kollaboration française. Il en vint même à sacrifier
son bras droit, Rudof Hess, pour essayer d’obtenir, contre l’URSS, la
neutralité anglaise.«
Attention vous tombez dans ce piège grossier de l’historiographie occidentale qui consiste à mettre Hitler comme grand manitou et responsable de tout. Cette version tronquée de l’histoire permet d’exonérer les responsabilités de beaucoup de monde dans la montée du nazisme mais jamais d’en comprendre les tenants et les aboutissements qui restent dans l’ombre.
Rudolf Hess n’était pas le bras droit de Hitler mais son mentor, après Karl Meyr et Ludendorff (dont les amis se sont chargés d’écrire Mein Kampf puisque l’auteur présumé en aurait été bien incapable n’ayant pas fait d’études et dans l’impossibilité d’avoir une conversation cohérente de plus de 5 mn) puis H. Göring.
Vous trouverez toutes ces informations et d’autres encore (comme le rôle de Etat-Major du Reich allemand qui cherchait une figure charismatique pour remobiliser le peuple allemand & préparer la revanche de 1918) dans le texte »I was Hilter’s boss« du capitaine Karl Meyr.
Celui-ci a recruté en 1919 et formé le caporal Hitler comme agent des services secrets de l’armée allemande. Ceci avant qu’il ne soit repéré par Ludendorff qui cherchait une »Jeanne d’Arc" pour réveiller le nationalisme germanique. A tout moment de son parcours il a recu le soutien de la haute hiérarchie militaire qui l’a utilisé comme une marionette.