Quand on se place sur le terrain économique en restant le plus objectif possible on s’apercoit que la grève permet de masquer l’origine du déficit de la SNCF et son traitement médiatique permet de mettre le doigt sur un faux problème (les avantages du cheminot).
Pour réduire le déficit de la SNCF il suffit simplement de supprimer les TGV qui sont par le coût des investissements du réseau, le coût et les frais d’entretien des rames une ruine pour cette société. Mais si on supprime les TGV, c’est la politique nationale des transports qui est à revoir. De plus la SNCF est le perdant du TGV alors que par ses bénéfices induits profitent à des villes comme Le Mans, Lille, Reims, Angers, Bordeaux etc. qui sont elles, les grands gagnantes du TGV.
Aussi le gouvernement et la SNCF ont décide pour réduire le déficit de créer un système à trois tête qui permet dans une tête de transférer les déficit et de les cacher comme on cache la poussière sous un tapis, dans une autre de garantir le statut du cheminot et dans la troisième de garantir par des audits et des contrôles plus de sécurité dans et sur les trains. Autrement dit : on traite politiquement un problème économique. On peut comprendre que les syndicats des cheminots se rendent compte que cette solution qui ne garantit rien du tout.
Les Suisses n’ont pas de TGV (il serait fou d’installer des TGV dans un pays de montagne). Ils ont développé un système de correspondances (pas plus de 5mn d’attente entre 2 trains) qui permet un transport rapide entre toutes les villes de ce pays. Les suisses utilisent très régulièrement leurs trains et les chemins de fer suisse ne sont pas déficitaire. C’est un exemple à méditer.
PS : La SNCF c’est 10 milliard de déficit par an. Même si la productivité de la SNCF est 30% inférieure à toute société du même type, ce ne sont pas les salaires, les retraites, le CE et les colonies de vacances qui sont à l’origine des ces 10 milliards de perte.