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Commentaire de eric

sur Villages d'antan et villages d'aujourd'hui


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eric 19 juin 2014 10:20

La vogue, c’est un très bon exemple. J’en ai déjà parle. Dans notre village, nous avons un festival d’intermittent du spectacle, lourdement subventionne par tous le monde (Commune, département, région, on remonte jusqu’au ministère), toute chose égale par ailleurs ( c’est quand même un petit village). Il affiche sa vocation, a nous éduquer ( re-eduquer ?) a nous apporter la « lumière ». Bon, la fuite des locaux allant croissante, il condescendent a faire du un peu plus « grand public ». Au debut, pour le bal, on avait droit a de la musique d’une danse solaire antimondialisation des paysants de l’altiplano péruvien, qu’ils étaient les seuls a savoir danser. Aujourd’hui, ils nous l’a font « rigodon », parce qu’ils croient que c’est local....Et c’est vrai que ma grand mère, née ne 1900, me racontait que sa propre grand mère lui avait parle de bals rigodonnaires...( Chez Legoff, depuis qu’il n’y a plus une seule boite de vannerie, ex gloire industrielle du village, ils font un musée avec initiation). Mais cela ne marche pas trop. En revanche, la vogue du hameau voisin, (subventionnée a hauteur de 300 euros...) on retrouve tous le monde. Sauf les alterecolobiorurbains justement. Ce n’est pas seulement qu’ils n’ont pas envie de se mêler a ces réjouissances un peu triviales et pour tout dire, qui fleurent le kitsh lepeniste. C’est aussi, il me semble, qu’ils sentent qu’ils n’y seraient plus les bienvenus. Comme me le disait très justement un « pequenot » du coin. C’est une question de regard. A la Vogue, tous le monde danse avec tous le monde, ceux qui savent, ceux qui ne savent pas, toutes les tenues sont permises, toutes les generations et milieux sociaux. Au festival, on a le sentiment que les gens se regardent eux même et regardent les autres, et pas toujours avec bienveillance. La vogue commence par de l’accordéon pour les plus anciens avec les femmes qui dansent entre elles, vieille tradition villageoise que j’ai retrouve en Russie. Après il y a de la « musique pour tous ». Des tubes en particulier francais que tous le monde connaît, etc...
La vogue est un hymne a la mixite sociale populaire. Le festival est une mise en scence subventionne de la « classe moyenne eduquee » de ce qu’elle estime être ses supériorités culturelles sur les locaux.
Sans subventions, la première est en train de supplanter la seconde. Et a mon avis, c’est un phénomène tres politique. Un « fait social total » comme dirait les epoux Pincon Charlot dans leur jargon de sociologues marxistes....


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