"Quand on n’a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
À chaque carrefour
Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors, sans avoir rien
Que la force d’aimer,
Nous aurons dans nos mains,
Ami, le monde entier«
Ce n’est pas l’ultralibéralisme qui engendrera ce genre d’oeuvre. Cette aliénation ne génère que la laideur, elle est la négation, l’ennemi radical du Beau. Tout ce qu’elle touche de sa main se dessèche. Elle flingue la nature (physique), écrase la nature (intime), détruit les liens humains, les ravalant à la simple fonction utilitaires. C’est ce que les gens déplorent, en fait : cette disparition du Beau qui entraîne la joie de vivre. La vie n’est plus entre ses mains que cette tartine de m*** qu’il faut manger, jour après jour.
Contrairement à ce que l’on pense, politique et économie ne sont que des moyens. La cible véritable,c’est la vie elle-même. Que voulons-nous individuellement et collectivement ? La vie des brutes, des bêtes de somme, un univers concentrationnaire carcéral ?
Je veux du bleu, moi, et j’espère ne pas être seul. et je ne parle pas du bleu marine, ça fait trop flic, mais du bleu de la Vie-même, le bleu de la Terre qui est bleue comme une orange
»Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu"