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Commentaire de Xtf17

sur La révolution n'est pas un pique-nique. Analyse du dégrisement - Conférence de Frédéric Lordon


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Xtf17 Xtf17 2 juillet 2014 22:12

En ces circonstances excuses acceptées, « citoyen » me convient bien aussi.
Sur le fond ce qui me dérange est que vous semblez partir de la fin (la révolution, le graal, la puissance prise aux maitres), mais l’histoire ne s’écrit pas à l’envers. C’est aussi ce qu’explique Lordon. En ce sens, de la grève à la simple pensée subversive en passant par le sabotage, bref tout ce qui tourne autour des deux points « Voice » et « Exit » de la théorie d’Hirchman, accessiles à tout-un-chacun, sont chacun des gouttes d’eau révolutionnaires, qui formeront peut-être un fleuve, ou peut-être pas. En attendant elles coulent.
J’irai bien du côté de Nietzsche avec son "il m’est odieux de suivre autant que de guider", mais lui a poussé cette idée tellement loin qu’il est arrivé à la défense d’un individualisme forcené quasi néolibéral..
Connaissez-vous la parabole du colibri ? " La savane est en feu, les animaux qui ne peuvent pas fuir se terrent, résignés. Seul le colibri s’active. Il fait d’incessants aller-retour à la rivière pour prendre à chaque fois une goutte d’eau, qu’il verse ensuite sur les flammes. Le tatou, énervé par ces va-et-vient, lui dit : « pourquoi t’agites-tu, colibri ? Tu vois bien que ça ne sert à rien ! » Et le colibri répond : « je sais, mais je fais ma part. »
Ceci dit ce qui est gênant c’est que le colibri sauve peut-être l’honneur de son espèce, mais il crame, comme le tatou.
D’où l’importance de réfléchir à qu’est-ce que le feu et quoi faire quand il est là.


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