Bonjour Mr Fortin,
Ce qui me frappe le plus aujourd’hui, c’est la dichotomie profonde entre la presse occidentale aux ordres et les commentaires - lorsqu’on veut bien les publier - par Internet des lecteurs.
L’opinion ne résiste plus aux couleuvres qu’on veut lui faire avaler.
J’ai fait le compte sur tous les commentaires parus dans le journal ci-dessus nommé qui est pour le moment celui qui est le plus lu en Belgique.
80% DES LECTEURS QUI S’EXPRIMENT SONT FAVORABLES à LA PARTIE RUSSE
AUCUN DE NOS GOUVERNEMENTS NE l’EST. IL N’Y A NULLE PART EU DE DéBAT PARLEMENTAIRE SUR LE SUJET
VIVONS-NOUS ENCORE EN démocratie ?
Je ne résiste pas au devoir d’information qui vous honore - et ce même si nous n’avons pas le même avis sur tout - en vous faisant parvenir ainsi qu’à nos lecteurs un texte dont l’internaute qui l’a publié dit lui-même qu’il ne fait que le répercuter, raison pour laquelle je ne le nomme pas.
Il est paru dans la LIBRE BELGIQUE version électronique d’aujourd’hui même :
Il est grand temps de dénoncer haut et fort Vladimir Poutine.
D’abord sur le plan économique. Car qu’a-t-il fait depuis 15 ans, concrètement
? Le pouvoir d’achat des Russes : il a doublé. L’inflation : passée de 100 % à
presque rien. La balance commerciale : largement redressée et désormais
excédentaire. Le taux d’emploi : en très forte hausse. La dette publique :
passée de 90 % du PIB à 10 %. La pauvreté : divisée par 2. Bref, les chiffres
parlent d’eux-mêmes : un échec lamentable.
Au niveau politique : des élections régulières, de gros succès électoraux –
bien loin de la situation de nos alliés en Chine ou en Arabie Saoudite.
Évidemment, sa côte de popularité n’est jamais descendue sous les 65 %
d’opinions positives, et elle est remontée à + de
80 % actuellement – tout ceci étant prévisible vu les chiffres économiques
catastrophiques précédemment avancés. D’ailleurs, on se rend bien compte que
les chiffres sont évidemment truqués, Obama plafonnant à 40 %, Hollande étant
descendu à 15 %, et le taux d’approbation du Congrès américain venant de
réussir l’exploit d’atteindre un seul chiffre, avec 9 % de satisfaction des
Américains.
Mais c’est au niveau géopolitique que le pire est à
craindre. Car que prône M. Poutine ? Des référendums ! Pour demander leur avis
aux gens ! Non mais, sérieusement, jusqu’à quand allons-nous tolérer ceci en
Europe ?
Faisons bien attention aux conséquences de notre
pusillanimité : si nous laissons des référendums se développer en Europe, cela
en sera fini de la marche vers le « Progrès Européen ». Terminé les traités
budgétaires. Fini l’austérité pour complaire aux marchés financiers. Plus
d’augmentation de l’âge des retraites jusqu’à 69 ans. Personne n’acceptera de
saigner la Grèce pour rembourser des hedge-funds vampires. Personne n’élira
Hermann Van Rompuy Président du Praesidium Européen.
De même, si nous faisons un référendum au
Royaume-Uni, il est clair que ce pays quittera rapidement l’Union. Comme le
feront pas mal d’autres pays si nous demandons leur avis aux citoyens.
Et quel peuple acceptera de voter pour l’accord
d’association UE/Ukraine signé le 21 mars dernier, qui met désormais les
entreprises européennes en concurrence avec le pays le plus pauvre d’Europe, où
le salaire minimal est de 100 € par mois ? Aucun peuple sensé ne l’acceptera –
craignant évidemment le chômage. Il faut donc bannir le référendum et laisser
Bruxelles décider.
Mais là où apparaît clairement la perfidie du
président russe, c’est que, non seulement il fait voter les habitants de Crimée
sur leur avenir pour la première fois, mais en plus, alors que, essentiellement
Russes, ils ont logiquement demandé leur rattachement à la Russie à une écrasante
majorité, incontestable, eh bien il les écoute et il répond à leur demande !
Imagine-t-on ceci en Europe ? Mais nous n’aurions jamais pu signer le traité de
Lisbonne si on avait accepté la demande des Français de 2005.
Alors que, dans cette affaire, la solution était
tellement simple – et nous l’aurions surement appliquée si des ministres russes
avaient alimenté des manifestations populaires pro-russes au Canada, puis
avaient surtout fomenté un coup d’État avec des néonazis qui auraient interdit
le français au Québec.
Il fallait donc punir très fortement Poutine (la
punition étant désormais un axe central en Diplomatie), renvoyer la Crimée dans
le giron du gouvernement putschiste ukrainien non élu, puis envoyer des chars
ukrainiens noyer dans le sang le soulèvement qu’il n’y aurait pas manqué
d’avoir envers un gouvernement comportant un tiers de néonazis russophobes
assumés (1) et soutenu par un Occident cynique comme jamais. Là, au moins, dans
un scénario à la yougoslave, l’UE sait agir : tweets, discours enflammés,
résolutions, condamnations, envois d’observateurs et de Bernard-Henri Lévy,
puis d’enquêteurs, puis de médecins légistes, saisie de la Cour pénale
internationale, etc.
Mais au lieu de cela, Poutine à tout gâché, et le
peuple de Crimée a fêté dans la liesse populaire son rattachement à la Russie.
Et le peuple de Kiev a manifesté sa révolte le 23 mars, l’ampleur de la
manifestation phénoménale de 5 000 personnes montrant bien le caractère
totalement illégitime de la chose pour les Ukrainiens – tout comme le fait qu’à
peine 20 % des militaires ukrainiens en Crimée aient obéi à l’ordre de rentrer
au pays…
Tout ceci est donc désolant, c’est à désespérer du
« rêve européen »… Et comme nous ne savons pas jusqu’où ira Poutine, il nous
faut donc surtout nous armer de lucidité !
(1) - Dénoncés par la Knesset ou le Congrès Juif
Mondial, et ré-inhumant régulièrement des Waffen-SS avec les honneurs
militaires par exemple
28/08 14:38 - Nemrod
25/08 08:00 - asterix
Réciproquement pour le respect. Je savais évidemment qe le texte que je répercutais (...)
25/08 04:32 - Bonom
24/08 12:51 - oscar fortin
Asterix : la question qui se pose dans ce débat est celui de savoir qui sont les auteurs de (...)
24/08 11:52 - CN46400
Attention , Hollande n’est plus à 15% mais à 17%, et il peut remonter rapidement, il lui (...)
24/08 10:53 - alinea
Oui, j’aurais dû écrire:le pouvoir absolu ; mais celui qui a une once de pouvoir brigue (...)
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