j’en rajoute une couche :
Un salaire garanti pendant six mois
Si le métier de ministre n’est visiblement pas très avantageux en termes de retraites,
il l’est beaucoup plus en ce qui concerne le chômage. Compte-tenu de la
« précarité » de leur situation, Premier ministre, ministres et
secrétaires d’Etat peuvent en effet toucher l’intégralité de leurs
indemnités de fonction après leur remplacement et ce pendant 6 mois. Les
anciens membres du gouvernement n’ayant pas retrouvé d’emploi sont
donc, pendant cette période, les chômeurs les mieux indemnisés : ils
peuvent toucher en tant qu’inactifs jusqu’à 12 800 euros brut par mois
pour un ancien secrétaire d’Etat, 13 900 euros pour un ancien ministre
et 22 250 euros brut pour un ancien Premier ministre. En dehors du chef
du gouvernement (cf. ci-dessus), les ministres perdent toutefois la
totalité de leurs avantages après leur départ des ministères, du
logement de fonction à l’accès gratuit au réseau SNCF en 1re classe.
Après sa démission du gouvernement en mars 2013, l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, a une nouvelle fois défrayé la chronique :
après son départ du gouvernement, l’ex-ministre a continué de toucher
ses indemnités, comme le prévoit la loi pendant 6 mois. Soit près de
9 500 euros brut par mois. Nouveau scandale après le grand
scandale. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a donc demandé à Jérôme
Cahuzac de renoncer à ces indemnités, une demande restée apparemment
sans réponse. Depuis, la loi sur la transparence de la vie
politique, en discussion au Parlement, prévoit de réduire de 6 à 3 mois
la durée pour les indemnités des ministres démissionnaires.