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Commentaire de Tythan

sur Les pouvoirs publics doivent imposer par la loi une certification annuelle du nombre d'adhérents des partis politiques


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Tythan 27 septembre 2014 14:30

Il est vrai que bon nombre de partis gonflent artificiellement le nombre de leurs adhérents. De même, la pratique selon laquelle une personne ayant cotisée une année à un parti quelconque en devient membre quasiment à vie, sans renouveler sa cotisation, est tout à fait courante.

Personnellement, j’ai adhéré à Debout La République à une époque où ce mouvement n’était pas un parti à part entière, mais un mouvement associé à l’UMP. Lorsque vous adhériez à DLR, en fait vous adhériez automatiquement à l’UMP, qui reversait ensuite à DLR la cotisation (ou une fraction de cette dernière). Lorsque DLR a coupé les ponts avec l’UMP, je n’ai plus été adhérent. Et bien, pendant plusieurs années, j’ai reçu des informations, des newsletter, été invité à voter à telle ou telle élection dans ma section... Il a vraiment fallu que je me fâche et que je prenne mon téléphone pour qu’enfin on arrête de me harceler et qu’on me retire des listes d’abonnés aux newsletter.

Ceci étant dit, il est faux de croire que les grands partis n’ont pas d’adhérents : au contraire, ils en ont énormément, tout simplement en raison du très grand nombre d’élus qu’ils ont. Ainsi, au PS ou à l’UMP, il y a des dizaines de milliers de maires, conseillers municipaux, conseillers généraux, cabinet des équipes municipales, des conseils généraux et régionaux (etc.). Le récent Sarkothon a montré qu’un certain nombre étaient indélicats, mais rien qu’avec ces personnes et leur entourage, les grands partis arrivent à des dizaines de milliers d’adhérents.

 S’agissant de l’ex-UDF devenue UDI, c’est encore plus flagrant : avez-vous déjà rencontré un militant de ces partis qui ne soit pas élu ? De cette manière, le Modem n’avait absolument aucune chance : sans élus, il ne restait plus rien.

Alors certes, l’engagement de ces militants, que je qualifierais d’intéressé, n’a pas la même valeur que celui des adhérents de partis comme l’UPR, le Modem ou bien de DLR, qui n’ont rien à offrir à leurs adhérents !

De toute façon, je crois que le nombre d’adhérents n’a malheureusement pour François Asselineau pas beaucoup d’importance dans un parti politique.

En premier lieu parce que tout dépend du prix de la cotisation. Qu’elle soit à 10 euros ou à 100, l’engagement n’a pas tout à fait la même valeur.

En second lieu, parce que les adhérents ne sont pas équivalents aux militants : un adhérent qui verse 100 € et ne fait rien d’autre est infiniment moins utile qu’un militant qui ne cotiserait pas mais se bougerait de toutes les manières possibles : présence dans la rue, collage d’affiches, distribution de tract, contribution à la vie interne du parti, participation aux universités d’été, rédaction de commentaires ou d’articles dans des journaux...

Et de ce point de vue, même si l’engagement des militants de l’UPR sur internet est massif, il faut bien reconnaître que dans la vie réélle il est quasi-nul. Je n’ai jamais rencontré un distributeur de tract de l’UPR (sauf une fois quand un imbécile a essayé de pourrir une réunion de DLR... Là on peut parler de militantisme contre-productif), quasiment aucune affiche de collée lors des élections européennes sur les panneaux pourtant dédiés à cet effet...

Enfin et surtout, il ne faut pas oublier qu’il y a déjà un juge de paix des « performances » des partis politiques. Et ce juge, le seul qui compte vraiment, il s’appelle le peuple, lors des élections.

Faut-il rappeler que l’UPR y a réalisé le score peu glorieux d’à peine 0,4% (0,2% des inscrits) ?


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