@ Paul Oriol
A plusieurs reprises j’ai écrit sur Internet que, dans "Les
versets douloureux" c’est le musulman Soheib Bencheikh qui se rapproche le
plus de l’indispensable désacralisation
de la violence religieuse. Et voici ce que je précisais dans un article
d’Agoravox il y a 6 ans :
"Ouvrons une parenthèse pour souhaiter que la lenteur de
l’institution catholique dans la prise de conscience de son devoir aujourd’hui
prioritaire n’empêche pas les théologiens musulmans de procéder plus rapidement
à l’indispensable désacralisation. Et, au passage, prenons acte avec
satisfaction de l’avance exemplaire prise par certains d’entre eux, tels Soheib
Bencheikh l’ancien grand mufti de Marseille, dans cette direction. Rien
n’oblige en effet les musulmans, sous prétexte que c’est principalement leur
religion qui pratique aujourd’hui la violence « voulue par Dieu », à
rester à la traîne du pape dans la démarche pour le rejet des bases de cette
violence. Benoît XVI et ses servants n’ayant toujours pas pris conscience de la
nécessité de ce rejet, l’humanité devrait sans doute alors attendre encore très
longtemps un début de pacification des religions."
Le texte complet est ici :
http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/synode-et-mepris-du-monde-reel-46015
Aujourd’hui je trouve très important que Ghaleb Bencheikh, le frère
de Soheib, même s’il se croit obligé de dire après l’assassinat d’Hervé Gourdel
que les fondements de sa tradition religieuse sont "la paix, la
miséricorde et le respect de la vie", demande ensuite la désacralisation
de la violence. Je le cite :
"Nous adjurons les
hiérarques et les théologiens musulmans de s’atteler à la grande entreprise qui
consiste à désacraliser la violence et sortir des idéologies meurtrières
drapées dans le discours religieux."