De toute manière, les Français s’en moquent.
Le 3 avril 2013, en réaction aux aveux de Cahuzac, François Bayrou lançait, sur le web, une pétition pour
demander à Hollande de soumettre à référendum un train de mesures tendant à la
« moralisation de la vie publique ». Il atteignait les 20’000
signature dans l’après-midi du 4.
Le 7, il frôlait les 40’000, mais dans des conditions suspectes : 10’000
signatures au cours de cette seule journée de dimanche, dont 6’000 entre 12h45 et
14h45. Les 50’000 signatures seront atteintes dans l’après-midi du jeudi 11,
les 55’000, le mardi 23 avril, et il faudra attendre le 13 juin, pour franchir
la barre des 58’000 signatures, peu avant la clôture de la collecte.
L’objectif initial de 100’000 signatures ne sera donc jamais atteint, et la
pétition finira dans les culs-de-basse-fosse du web. Pourtant, on ne peut pas
dire que les espoirs de mobilisation étaient excessifs. L’affaire Cahuzac
battait son plein, le Modem affichait 35’000 membres, il avait engrangé 450’00
voix lors des législatives de 2012, et François Bayrou en avait récolté
3’275’000 lors de la présidentielle.
Le désintérêt est donc patent. Et ici, il s’agissait d’affaires franco-fraçaises.