Un argument de plus en faveur du référendum. Suivez bien le raisonnement.
1 – le droit européen est supérieur aux législations
nationales, y compris les constitutions nationales,
2 – les accords internationaux signés par l’UE sont
supérieurs au droit européen et aux droits nationaux, y compris les
constitutions nationales.
3 –La Commission négocie en ce moment dans la plus grande
opacité un accord de libre échange dont on peut craindre que certains articles
soient censurables par le Conseil Constitutionnel
4 – Cet accord sera probablement approuvé uniquement par le
Parlement Européen (Voir article du 21 juillet 2014 paru dans la revue
Marianne). Le Conseil Constitutionnel ne sera pas saisi. (Il ne l’a pas été
pour l’accord Canada déjà approuvé par les Chefs d’Etats à l’automne 2013).
6 - Pire : les
28 chefs d’Etats ont signé un mandat à la Commission. Ce mandat n’a jamais été
contrôlé par le Conseil constitutionnel. Il est secret. Personne ne peut le lire et encore moins le
contester. S’il autorise la
Commission à négocier telle ou telle
disposition non conforme à notre constitution, nul n’y pourra plus rien après
ratification par le parlement européen, quand bien même 100 % des députés
français au Parlement européen s’y opposeraient. Ajoutons que même si le
Parlement Français est saisi, ce ne sera
pas dans la formation du congrès réuni à Versailles. Et si un recours après du
Conseil Constitutionnel est ensuite lancé, que se passera t-il si des
dispositions sont censurées ? Le flou est total.
Conclusion : il
existe maintenant un troisième moyen de
modifier la constitution française sans même en parler au peuple français ni au
Parlement français : donner mandat à la Commission de négocier un
accord commercial international, et l’approuver.
Super !