Bonjour,Il me semble que dans votre commentaire, vous voulez dénoncer un aveuglement idéologique de ceux que vous qualifiez d’euro libéraux. Or, dans votre démonstration, c’est vous qui faites preuve d’un aveuglement idéologique. Comment peut on écrire « L’obsession de la réduction du déficit en période de crise entretient une spirale qui nous conduit tout droit à la récession et au chômage de masse. Moins de croissance, c’est moins de recettes publiques, donc plus de déficit, donc encore plus d’austérité pour prétendre le résorber... Et quand le PIB progresse encore moins que prévu, mécaniquement, le déficit s’accroit. Ubuesque ! » quand le problème de la France est précisément un déficit record (33% du budget....) associé à un chômage de masse, à une stagnation (en réalité une récession à périmètre constant puisqu’on a opportunément changer les règles de calcul du PIB...) et à une pression fiscale record ?
Votre aveuglement idéologique vous empêche de voir que la GB a un chômage moindre que celui de la France, que l’Italie, l’Espagne, la Grèce voient leur chômage diminuer quand le notre augmente et que tous ces pays sont en croissance quand nous nous sommes seuls à connaître la récession.
La réalité, c’est que votre aveuglement idéologique vous empêche de voir que l’Etat et la puissance publique en général ne génère AUCUNE richesse. Leur fonction consiste à consommer la part de richesse qu’ils ont capté. SI le montant de leurs dépense est supérieur à leurs recettes, ils ont recours à l’emprunt qui vient aloudir encore leur besoin les années suivantes, donc la pression fiscale, leur seule ressource. Or, il faut comprendre que tout ce que la puissance publique capte n’est pas réinvesti et ne génère pas de nouveaux profits. C’est cette logique qui crée la paupérisation.
Vous semblez aimer la France. Vous souvenez vous de l’époque où la France était en tête de tous les pays du monde dans quasiment tous les secteurs ? Dans le nucléaire avec les centrales PWR revues et corrigées par les ingénieurs français, dans l’aviation avec Concorde et Airbus, dans l’aérospatiale avec Kourou et ce qui allait devenir Ariane, dans les trains avec le TGV, dans l’industrie automobile, dans la médecine etc etc... J’ai emmené mon fils visiter le barrage de la Rance, il était suffoqué de voir que la France dans les années 60 a mis au point une technologie d’énergie renouvelable dont elle est encore aujourd’hui quasi seule détentrice. Sur le plan militaire, nous étions la troisième puissance militaire mondiale, détenteurs d’une force de frappe stratégique autonome. Sur le plan diplomatique, nous avions des ambassades dans le monde entier et déterminions seuls notre politique. Sur le plan de l’enseignement, nous étions classés parmi les premiers (entre 3 et 5) pays du monde. Sur le plan de la santé, nous étions premier ! Classés par l’OMS comme le meilleur pays en terme de santé.
Pourtant, la pression fiscale, était moindre. Pourtant, le budget de la France était à l’équilibre et quand il connaissait un léger déficit, c’était justifié par des investissements ou des participations à des investissements qui devaient dégager de la rentabilité à terme.
Réclamer aujourd’hui que l’Etat cesse de dépenser plus que la pression fiscale ne lui rapporte est la condition sine qua non pour espérer pourvoir relancer l’économie. Tout ce que l’Etat pompe ne génère aucun investissement, donc aucune richesse à terme, donc aucune relance. Seul le secteur privé peut relancer la croissance du pays. Il faut donc cesser de le ponctionner, tant au niveau individuel qu’au niveau entrepreneurial.
Le vrai problème ne vient pas de ce que Bruxelles semble exiger, mais du fait que ce soit une supra puissance étrangère qui soit obligée de l’imposer à une classe politique qui n’est obsédée que par les élections, son électorat et son clientélisme et n’a plus aucune notion morale ni nationale.