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Commentaire de lloreen

sur Et si le très mauvais élève de l'Europe était …l'Allemagne


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lloreen 7 décembre 2014 23:29

Le soi-disant modèle allemand est la copie conforme européenne du système ultra-libéral américain qui laisse les victimes de cette société intrinsèquement inégalitaire au bord du chemin.
Vous omettez de parler des mesures dites HARTZ IV, du nom de son inventeur qui veut que le chômeur en fin de droit perd tout.

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Les 4 lois “Hartz” qui ont tout changé
La transformation profonde de la réglementation du marché du travail, opérée dans les années 2003-2005, explique sans nul doute les performances allemandes sur le front de l’emploi, même si en France, les quatre lois Hartz – du nom de l’ancien directeur des ressources humaines de Volkswagen, membre du SPD - font figure d’épouvantail “néo-libéral”, une véritable “horreur économique”. Le nouvel arsenal législatif n’a, il est vrai, rien laissé de côté. La première loi (janvier 2003) assouplit le droit du licenciement et le travail intérimaire. La deuxième (avril 2003) facilite le travail atypique correspondant à des besoins spécifiques (travail d’appoint pour les jeunes, les épouses ou les retraités sous la forme de Mini jobs dont le statut ancien – ils existent depuis 1963 – a été libéralisé). La loi Hartz III d’avril 2004 durcit le régime de l’indemnisation du chômage. Désormais, un chômeur ne peut plus refuser un emploi “acceptable”, c’est-à-dire qui n’est pas inférieur à 70 % de son salaire antérieur. Enfin, la loi Hartz IV redéfinit entièrement le régime d’assurance sociale réservé aux personnes incapables de travailler plus de trois heures par jour. Elle crée aussi un dispositif de réinsertion pour les chômeurs comprenant des “jobs à 1 euro” pour des services d’utilité collective. Le principal effet des réformes Hartz est d’avoir “cassé” le chômage structurel de longue durée. Celui-ci a été divisé par deux. En luttant contre les rigidités excessives, les réformes Hartz ont aussi remis sur le marché du travail une frange importante de chômeurs jusqu’ici très éloignés de l’emploi. Et ce retour s’est fait dans le contexte favorable d’une restauration de la compétitivité du made in Germany par la maîtrise des coûts, la règle d’or étant que les augmentations salariales restent en deçà des gains de productivité.

Retour aux sources de l’Etat social
“Cette réussite sur le front du chômage tient au fait que les Allemands ont été capables de regarder de face les vrais problèmes notamment un régime social devenu infinançable parce que trop cher. C’est cette volonté d’affronter le réel qui fait la force de l’Allemagne par rapport à la France”, analyse Isabelle Bourgeois, experte au CIRAC. En s’attaquant au surcoût de la protection sociale et aux rigidités du marché du travail, les réformes ont plus fondamentalement renoué avec les racines de l’Etat social de l’après-guerre. Dans une dialectique de droits et de devoirs, celui-ci était bâti sur le principe de responsabilité, l’Etat ne concevant son soutien aux personnes en situation difficile qu’en exigeant de ces dernières des contreparties. A cette aune, une très large majorité d’Allemands est convaincue qu’il vaut mieux un travail même mal rémunéré que pas du tout de travail. Une révolution mentale que l’on n’est pas encore prêt à faire en France."

Par Philippe Plassart

Tout dépend donc de là où l’ on se place.Pour les tenants de l’ ultra libéralisme, la RFA est un excellent élément.
Pour ceux qui prônent une société équitable et humaniste, le modèle allemand est loin d’ être satisfaisant.


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