franc
Le pape Jean-Paul II a préfacé et promu le Nouveau catéchisme, mais
c’est au cardinal Ratzinger, son mauvais conseiller (qu’il a d’abord fait Préfet de la Congrégation pour la doctrine
de la foi) qu’il a confié la direction de l’équipe de rédaction du
catéchisme. C’est en effet plus tard que Ratzinger est devenu le pape Benoît
XVI.
C’est parce que Ratzinger / Benoît XVI fut le principal artisan de
la réaction - sérieuse, dangereuse,
j’oublie volontairement les plus voyants partisans de l’évêque Lefebvre -
contre les progrès apportés dans l’église catholique par Jean XXIII et Paul VI,
que je le considère comme le "premier responsable de la violence
religieuse". Mais bien sûr Jean-Paul II, le magistère et toute la
hiérarchie catholique de l’époque sont responsables du maintien de la
conception criminogène de Dieu réaffirmée juste dans le Nouveau catéchisme. Et,
bien sûr aussi, c’est maintenant le pape François qui devient le premier
responsable puisqu’il ne revient pas sur ce désastre théologique (1).
Si j’ai employé - par provocation, je le répète, pour réveiller les
chrétiens - cette qualification de « premier responsable de la violence religieuse » c’est que je trouve
dramatique qu’en ce début de XXIe siècle son guide spirituel, selon l’expression de Jean-Paul II, ne remet
toujours pas à sa juste place la démarche et l’auto-sacrifice de Jésus de
Nazareth contre la théologie criminogène
de l’Ancien Testament.
2000 ans après la mort de ce Jésus, sa trahison par ceux qui se
prétendent ses disciples est pour moi insoutenable.
Et elle est d’autant plus tragique que les croyants de l’islam -
dont la conception criminogène est constitutive
et toujours mise en application de la manière la plus barbare, comme chacun
peut le constater quotidiennement - n’ont
toujours pas vraiment, dans le christianisme, un modèle alternatif valable
où investir leur foi après avoir quitté leur religion de haine, d’intolérance
et de guerre.
(1) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-pape-devra-supprimer-la-130677