Un peu inquiétant. Les innombrables fonctionnaires grecs ( plus par habitant qu’en Autriche), sont pour le moment payés avec nos impôts à nous. Dans les années 30 en Allemagne, on a vu jusqu’où peuvent aller ces gens quand ils ont de réelles inquiétudes pour leur niveau de vie et leur garantie de ressource. On sait que le parti National Socialiste, a triomphé à l’époque surtout dans les zones traditionnelles d’électorat social démocrate et communiste ( Voir Emmanuel Todd et les statistiques électorales de l’époque).
Il est vrai que les Hitlériens, dans un premier temps, firent sortir leur pays de « l’austérité ». Une bonne relance keynésienne, des autoroutes, etc...On sait moins que cela n’eut qu’un temps et que c’est aussi pour sortir de la crise économique induite que ce régime se lança dans d’autres aventures.
Bon, pour le moment, le parti gauche de gauche grec approche des scores du Fn en France dans les sondages. Avec de l’ordre de 30% des intentions de vote, et malgré le système grec qui permet bien des aventures, le pire n’est pas certain. Il faudra vraiment s’inquiéter quand ils approcheront d’une synthèse avec Aube Dorée.
Mais je pense que c’est comme en France. Les gauches de gauches française sont de plus en plus à la traine du Fn sur le plan des programmes. Ils restent heureusement séparés par la sociologie. D’un côté les petits fonctionnaires avide qui tentent par leur maximalisme d’imposer un meilleur partage avec eux de nos impôts à leurs grands frères socialistes. De l’autre le peuple, le vrai, le précaire.
Ni en Grèce ni en France, il ne semble y avoir de leadeur charismatique susceptible de réunir ces gens dans un grand mouvement national socialiste.
Mais il est vrai que dans le deux cas, la vigilance démocratique s’impose.