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Commentaire de laurent

sur Airbus, à qui la faute ?


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laurent (---.---.102.38) 4 mars 2007 19:19

La nouvelle est tombée, Airbus va licencier. Il va licencier au sein de son groupe et il va réduire le nombre de ses sous-traitants, qui devront par voie de conséquence se regrouper ce qui inévitablement entraînera des suppressions de postes. Chaque fois qu’une entreprise licencie, c’est un drame humain qui accompagne ces suppressions d’emplois. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour accompagner ces drames humains. Il ne suffit plus aujourd’hui d’appeler l’Etat au secours ou critiquer son action ou son inaction.

Des actions doivent être entreprises mais elles s’inscrivent dans un changement profond de fonctionnement de notre société. Tout d’abord, l’Etat ne peux pas et ne doit pas intervenir dans la gestion des entreprises, par contre il doit offrir la possibilité d’aider les salariés à faire face à un licenciement en donnant le possibilité aux acteurs politiques (état, régions, communes) et aux acteurs économiques (chambre de commerce) de développer une alternative face à ces licenciements. La situation économique mondialisée entraîne dans la vie d’un salarié des changements en terme de durée dans une entreprise. Aujourd’hui la durée de vie d’un salarié dans une entreprise n’est plus une donnée certaine. Que l’on soit contre cette idée, c’est un fait. Alors au lieu de critiquer ce fait il vaut mieux débattre et mettre en place des solutions d’accompagnement des salariés. Des solutions sont à inventer par exemple l’Etat ou les collectivités territoriales doivent peût être au lieu d’aider les entreprises par des réductions de charges, mettre ces sommes dans un fonds d’aide aux salariés gérés par ces mêmes collectivités et des syndicats (plus représentatifs des salariés grâce peût être au syndicalisme obligatoire). Cet exemple illustre bien que ce sont des solutions nouvelles qui doivent être mises en place dans une réorganisation du fonctionnement de notre société. Huit régions aujourd’hui souhaitent entrer dans le capital d’Airbus. L’idée est à débattre mais dans ce cas aussi, il faut définir des compétences à ces régions et donc leur donner des moyens. Il faut donc débattre de leur place dans le paysage français et savoir combien de temps nous allons encore superposer des strates de décentralisation qui entraîne inévitablement des pertes d’efficacité (politique et financière).

L’irruption d’Airbus dans la campagne présidentielle devrait permettre justement qu’un débat de fonds se mette en place pour faire éclore ces nouvelles solutions. Malheureusement, ce n’est pas la voie qui se dessine et la politique politienne (Mme Royal, aujourd’hui propose que les régions entre dans le capital d’Airbus et dénonce l’attitude du gouvernement. Rappelons lui que ce sont messieurs Jospin et DSK en 2002 qui ont mis en place un pacte de gouvernance en faisant entrer deux actionnaires prives l’un français et l’autre allemand) prend la place de la politique de responsabilité.


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