Malheureusement Syriza par la voix de son leader Alexis Tsipras, s’il promet d’en finir avec l’austérité, ne se donne pas les moyens de le faire. Il entend renégocier la dette avec l’Union européenne et le FMI sans enfreindre leurs diktats. Dans tous les cas de figure Syriza exclut les solutions unilatérales. Tout accord devra être accepté par l’UE, la BCE et le FMI.
Tsipras s’est d’ailleurs empressé de donner des gages auprès de l’Église grecque (qui ne paye pas l’impôt que ses immenses richesses devraient lui valoir), puis en étant reçu par le pape François et le SEV (le Médef grec)... il s’est également rendu au Forum d’entrepreneurs influents Ambrosetti dans le nord de l’Italie pour participer aux débats....
Pas de mesures anticapitalistes dans le programme de Tsipras telles que par exemple l’expropriation des banques,sans indemnités ni rachat aux actionnaires pour créer un monopole bancaire de service public. Syriza va vite se trouver (si élus) dans la situation où se trouvent tous les socio-démocrates imposant la rigueur à tous leurs électeurs trahis.
Les candidats de Syriza avaient remporté les élections municipales de mai 2014 dans la région de l’Attique (celle où se trouve l’agglomération d’Athènes). Le budget de l’administration précédente (du parti de droite Néa Dimokratia -ND) a été maintenu presque dans sa totalité par la nouvelle majorité Syriza. Ce qui n’est évidemment pas de bon augure pour la suite, rien n’ayant changé en Attique pour les couches populaires !
La seule chose qui pourrait changer la donne serait l’irruption en masse des travailleurs grecs sur le devant de la scène politique. Qui eux ne respecteront pas la légalité bourgeoise que Syriza s’est engagée à respecter...
La Grèce est sous tutelle économique et ne peut rien décider sans l’accord des instances de la Troïka (UE, BCE, FMI). Seul un soulèvement populaire pourra se débarrasser de cette tutelle en instaurant une société débarrassée de la propriété privée des moyens de production et d’échange. Ce qui permettra d’instaurer l’égalité sociale entre toutes et tous, les travailleurs décidant démocratiquement de tout au niveau de la production, de la répartition des richesses et de la vie en société....
Soutien total aux travailleurs grecs !