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Commentaire de Fifi Brind_acier

sur Berlin impose à la BCE une re-nationalisation des politiques monétaires


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Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2015 19:54

C’est la décision de la BCE qui enclenche la fin de l’euro-zone, car ce QE n’est pas identique aux précédents. Le principe de base de l’Union monétaire de la zone euro était que les pays de la zone pouvaient échanger, au taux de 1 pour 1, de la monnaie en quantité illimitée.


Plusieurs différences avec les QE précédents :
Cette phrase de Mario Draghi :
« Les Banques centrales nationales porteront 80% des risques dans le rachat de leurs dettes, la BCE : 20% » . Fin de l’illusion de mutualisation des dettes, et de l’idée « que l’ Allemagne paiera ».
Chacun pour soi & Dieu pour tous !

Mais on reste dans le cadre des Traités, ce qui complique les choses.

En clair, chaque Banque centrale de la zone euro a de nouveau le droit de battre monnaie.
Ce qu’elle va faire en quantité variable selon les pays : fin du dogme de la monnaie commune, la zone euro devient hétérogène.

Sauf l’ Allemagne, qui n’imprimera sans doute aucun euro-mark tout neuf, puisque l’une des règles de la Bundesbank est de contrôler la stabilité de la quantité de monnaie qui circule, pour maintenir la valeur du mark.

Mais cela n’empêchera pas l’entrée des euros des pays voisins... , puisque le change n’a pas été rétabli. L’article 63 du TFUE, qui interdit le contrôle des mouvements des capitaux, n’a pas été abrogé. Donc aucun retour de change aux frontières internes de la zone euro, les euros vont continuer à naviguer d’un pays à l’autre...

Le pourront- ils ? Oui à répondu Draghi. Conséquence :
L’Allemagne va chercher un moyen de contrôler l’entrée des euros des autres, afin de pas augmenter sa masse monétaire.

Ces rachats de la dette nationale pourront-elles être revendues ?
Réponse de Draghi : « Oui, elles sont fongibles ». Conséquence directe :
La dette « des pays du Club med » va plomber leur Banque Centrale, et va se transformer en actifs « toxiques », car aucun de ces pays n’est en mesure de rembourser quoi que ce soit.

Les Suisses ont pris leurs précautions, ils ont sauvé les meubles en cessant de soutenir l’euro.
Ils ont préféré perdre la moitié du bilan de la Banque Nationale Suisse, plutôt que de sombrer avec le Titanic.

Analyse du QE par Vincent Brousseau, ancien économiste à la BCE pendant 15 ans.

Que vont faire Hollande et Macron ? la suite au prochain numéro.


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