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Commentaire de wesson

sur Poutine met les pendules à l'heure


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wesson wesson 15 février 2015 11:56

bonjour eric,


« Je ne pense pas qu’a long terme, la politique menée par Poutine sur l’Ukraine soit très positive pour la Russie. Comme avec la Georgie, il transforme un voisin, ou ce qu’il en restera en ennemi durable. »

Et vous avez tout à fait raison. Toutefois, il faut voir un peu la dimension historique de tout ceci. l’Ouest aurait voulu préparer à ce conflit qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Depuis 1991, l’Ukraine a été la cible d’un lavage de cerveau géant qui est allé jusqu’à l’école et l’enseignement universitaire, afin de leur inculquer un ensemble de conneries dont le seul propos était de leur faire détester les Russes. 

Et tout en se livrant à cette réécriture de l’histoire, les nouveaux maîtres du pays en ont également organisé le pillage à tous les niveaux, tant au niveau de l’industrie que à celui de la main d’oeuvre. Résultat : l’Ukraine s’est dépeuplée comme aucun pays ne l’avait fait auparavant, et s’est choisi comme icône nationale un collaborateur nazis chef d’une armée de soudard, et se livrent à une réécriture de la seconde guerre mondiale qui est une insulte à ceux qui en ont souffert.

Et c’est cela qui a transformé et transforme les pays voisins de la Russie en ennemis. Et vu la tournure qu’ont pris les événements en Ukraine, la Russie ne pouvait qu’intervenir, et je suis convaincu qu’elle l’as fait contrainte et forcée, et qu’elle n’avait aucune intention de le faire.

La réalité d’aujourd’hui est que pour un grand nombre de pays qui étaient autrefois dans l’union soviétique, leur alignement atlantiste leur a apporté pratiquement que des déboires. Et pour l’Ukraine, c’est particulièrement évident : la résultante de leur alignement depuis 1 an est un état de mort économique et une guerre civile.

Vous parlez de la Géorgie, elle reste certes un ennemi de la Russie, mais petit à petit le pragmatisme prends le pas sur les postures. Le pays a fini par comprendre qu’il n’y aurait aucun développement sérieux sans une coopération avec son puissant voisin, et est en train de normaliser les relations avec celui-ci. Il faut d’ailleurs voir que le gouvernement actuel Géorgien est tout à fait furieux des prises de positions et agissements de son ancien président Saakachvili, et a même émis un mandat d’arrêt international à son encontre - voulant l’entendre sur des fait de corruption et d’assassinat d’un opposant politique. 



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