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Commentaire de Pluchou

sur L'euthanasie, une fausse solution


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Pluchou Pluchou 17 février 2015 15:42

On en avait déjà me semble t’il discuté il n’y a pas longtemps et je ne peux m’empêcher de vous renvoyer à mon commentaire de l’époque ci-dessous.


Et j’ajouterai, que vous parlez d’ôter la vie ce qui est totalement faux. Vous manipulez les mots à votre convenance et je trouve ça regrettable.

Pouvez-vous nous donner votre définition de « la vie » ? La vie est-ce que c’est respirer à l’aide d’une machine, est-ce que c’est ne plus savoir où l’on est et qui sont ces gens autour de vous, la vie c’est ne plus savoir tenir une fourchette et ne même pas se rappeler les gestes essentiels ne serait-ce que pour survivre ? Cette « euthanasie » dont vous parlez est voulue pour des gens qui n’ont même plus les réflexes de base du corps pour la survie, respirer, boire, manger....

Et tout cela sans parler de la souffrance, quelle soit physique ou morale.

Mon commentaire de l’époque notamment sur votre désir d’unités de soins palliatifs qui moi me révolte pour les avoir côtoyées. Mais c’est évidemment un sentiment tout à fait personnel :
 

« J’avoue n’avoir jamais compris ce terme de mourir « dignement » lorsqu’on meurt de maladie.

Vous parlez des soins palliatifs mais avez-vous mis les pieds dans un établissement de soins palliatifs ? moi oui. C’est ça qu’on appelle mourir dignement ? Lorsqu’on est plus capable de manger seul, d’aller aux toilettes, de reconnaître ses proches parce qu’on est rongé par la maladie. 

Les unités de soins palliatifs sont simplement des mouroirs, ni plus ni moins.

Quant à crier à corps et à cris que c’est monstrueux d’évoquer d’avancer de quelques jours une mort irrémédiable, moi ça me fait rire, oui. Parce qu’aujourd’hui, et depuis longtemps dans les hopitaux, lorsqu’on est en phase terminale il y a un moment où l’on vous fait des piqures de morphine pour « soulager » mais qui provoquent en soi la mort.C’est un peu hypocrite tout cela.Et j’en parle en connaissance de cause.

Ne pas laisser agoniser des patients je trouve ça plutôt noble personnellement. C’est l’acharnement thérapeutique sur lequel on devrait un peu plus se pencher...Mais il est évident que chacun voit tout cela différemment, nous avons tous un rapport à la mort très « intime ». Et j’ajouterai que l’on parle si souvent des « agonisants » (oui j’utilise ce terme à dessein) que l’on oublie les « accompagnants », et je peux vous assurer que la souffrance morale des accompagnants, les sacrifices, l’oubli de sa propre vie pour celui qui est en fin de vie est un combat bien plus rude que ce que peuvent imaginer certains politiques qui font des lois sans savoir. »

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