@Passante
Il y a eut ce curieux phénomène« rosemar » aussi qui a déclenché des bordées de commentaires, quel que soit le sujet.
Le style était inexistant, on pourrait dire même puéril, les articles aussi courts que le jour au pôle nord. ( bien sûr ce n’est qu’une opinion personnelle)
Toute sa réussite semblait tenir dans son indignation, à propos de sujets bateaux et corporatistes, tournant souvent autour de l’éducation nationale, sujet ici hautement consensuel quand on ne brusque personne ; ce n’est pas qu’elle écrivait des stupidités, mais qu’elle était parfaitement consensuelle, répétant mille fois les lieux communs :
« Que font les parents..... » « comment une telle horreur est elle possible » « ces gens ne réalisent ils pas ce qu’ils font »
Il est surement plus facile de parler de l’Ukraine que des raisons de l’échec scolaire en France, et de la difficulté d’être ministre réformateur....Des sujets ici sont à hauts risques, car beaucoup d’enseignants, ici, par exemple, qu’il ne s’agit pas de froisser.
Parler des fleurs, au propre et au figuré est surement moins casse gueule.
Tout dépend évidemment de ce qu’on demande à cet espace, ; s’en faire un miroir narcissique, et se complaire dans les lois du commerce, en se peignant, en disant bonjour-bonsoir, toutes ces conventions qui ont sûrement de l’importance dans la vie réelle, mais qui dans cet espace de liberté, sont parfois des baillons que les gens continuent de s’imposer, en rapport avec les règles sociales
Qui ne voulait pas parler avec rosemar, ce produit de marketing, un aspirateur à opinion qui les rabote qui les anesthésie. Je me suis souvent demandé s’il elle existait vraiment, si ce n’était pas un laboratoire d’études qui était derrière ; elle a disparu quand elle a fini par instaurer finalement un rejet à force de trop d’insipidité, qui devenait improductif, et rejetant.
Car il existe, pour tous sujets, un avis implicite qui appelle à la conformité, en rapport avec les vieilles règles ataviques que beaucoup ne veulent ou ne peuvent affronter.
Il est bien plus facile de se conforter à l’avis d’un groupe que de s’y opposer.
C’est comme ça que se développent les totalitarismes, les cultes de la personnalité en étant les figures émergées. Personnalités qui dispensent les bons et les mauvais points, et en impressionnant beaucoup certains, qui rêvent de devenir disciples, de recevoir une caresse, un compliment.
Je viens de relire « la montagne magique », de Thomas Mann, un livre que j’avais lu il y a 30 ans, et que j’ai relu avec le même bonheur. Peut être l’avez vous lu, connaissez vous le sujet : Un sanatorium chic situé en suisse, à davos, vers 1910 ;
C’est un peu le désert des tartares. On y vient pour un petit passage, et on y reste des années ; les amitiés qui se nouent, les rejets et les attractions, tous à fait irrationnelles souvent, mais se composant autour de lois primitives de la meute, de la séduction ne sont pas sans rapport avec ce qui se dégage d’agora, un autre sanatoruim situé sur les hauteurs, où l’on parle de la rumeur du monde, de ceux d’en bas....