Bien envoyé
Homme Libre !
La téléréalité et le fait divers sont le pain bénit du gouvernement ; l’une parce qu’elle illustre le mode ordinaire de communication de nos dirigeants, l’autre - comme son nom l’indique - parce qu’il fait diversion. La stratégie de la distraction est un précieux instrument de contrôle social, qui s’ajoute à d’autres, comme le discours infantilisant, l’appel à l’émotion préfabriquée, l’abêtissement médiatique, la culpabilisation des dominés, etc. Pour des gouvernants sans caractère et sans ambition pour la France, le fait divers est devenu un outil commode de domination des masses. Ils n’en ratent pas un.
Le politique gluant montre du talent et de la réactivité, mais seulement pour exploiter le fait divers.
Quand aux malheureux sportifs accidentés, on leur doit le respect dû aux accidentés, c’est-à-dire le silence propice au recueillement. Huit personnes, pas seulement des sportifs médiatisés, ont été victimes d’un accident du travail. C’est triste, mais c’est la vie de tous les jours. Ce n’est pas un événement politique. Et on n’a pas besoin d’un Valls pour s’entendre dire comme à des enfants de maternelle : « La France est en deuil ». De quoi parle-t-il, le petit homme ?
C’est vrai, la France est en deuil : elle est en deuil de son indépendance, de son libre-arbitre sur ses lois, sa monnaie, ses frontières, ses actions militaires. C’est un deuil immense, ça.
Ce n’est pas un fait divers.