@ Armelle
"dans bcp de cas l’actionnariat est source de création ou de développement d’entreprise (...) on supprimerait donc une disposition qui est pour bcp
bénéfique, tout cela parce qu’une poignée de tarés accros à l’argent en
oublient la condition humaine ?«
.
Dans très peu de cas l’actionnariat est source de création ou de développement d’entreprise.
.
Dans la majorité des cas, l’argent n’est investit en bourse qu’au marché secondaire et donc pour acheter des titres qui sont DEJA en circulation, des titres qui ne sont donc pas achetés à des entreprises émettrices mais à d’autres opérateurs financier.
.
Dans l’écrasante majorité des cas, un achat d’action n’est donc PAS un investissement et ne contribue pas au développement.
.
De l’autre côté, les actionnaires directs - les investisseurs en marché primaire, qui achètent directement les actions aux entreprises (la minorité des cas) - n’investissent plus aujourd’hui s’ils n’ont pas la garantie d’un retour sur investissement à deux chiffres (ce qui met automatiquement hors-course les entreprises naissantes, instables, celles-là même qui ont besoin d’investissement à risque, et qui, faute d’investisseur, empruntent aux banques).
.
Donc dans les cas, très minoritaires, d’investissement direct par achat d’action à l’entreprise émettrice, les bénéfices ne profitent pas à l’entreprise mais aux actionnaires qui pompent la majeure partie de la valeur ajouté.
.
Si la bourse a eu son utilité par le passé,
aujourd’hui, dans la majorité des cas, la bourse ne contribue pas à la création ou au développement d’entreprise. Il faut arrêter de ressasser les constats du passé et actualiser son logiciel. L’argument de »la bourse nécessaire au développement et à l’économie" est tout simplement devenu une erreure factuelle, chez l’ignorant, un mensonge, chez l’économiste.