« ...mais pourquoi diable ne sont-ils jamais abordés à l’école et au collège... »
Au début des années 1970, j’ai enseigné dans des classes de « 5e de transition et 4e pratique ». C’était des voies de garage pour les élèves que l’on considérait comme inaptes à de longues études. Et une épreuve pour les nouveaux enseignants pas encore titulaires...
Eh bien, en plus d’un enseignement classique (français, math, histoire géo), il y avait des « cours pratiques » : un peu de couture, un peu de cuisine, des cours pour apprendre à lire une quittance de loyer, une feuille de sécurité sociale, une feuille d’impôts, des simulations de budget familial, etc. Et comme c’était en Normandie, des considérations générales sur l’élevage et la production de cidre.
Mais c’était en 1971, 1972...
Dommage...
Une jeune fille ou un adolescent d’aujourd’hui aura-t-il besoin de connaître deux ou trois langues sans en savoir écrire correctement une seule ?
Mais je suis de la « vieille école ».
Et je n’ai pas à critiquer l’enseignement car je l’ai quitté en courant en 1974 pour entrer dans la « vraie vie ». Et ce ne sont certes pas ces classes de 5e de transition ou 4e pratique qui en sont la cause. Plutôt la bureaucratie dirigiste des collèges de cette époque).
Et pour ce qui est de l’enseignement de la vie courante, ma mère m’a appris à coudre, à tricoter, à cuisiner, à faire des conserves et à gérer un modeste budget. Mon père (modeste mineur) m’a appris à raisonner et à comprendre, mes grand mères m’ont éduquées afin que je me respecte et que je respecte les autres.
Votre mère, vos grand mères étaient absentes durant vos études ?
Cordialement.