La promotion du FN a été assurée par un président de la République décoré de la francisque, copain d’un René Bousquet qui dirigea la police de Vichy à l’époque des rafles. Un socialiste d’extrême droite donc, très proche dans sa jeunesse de la Cagoule et du Maréchal. Il y a déjà bien longtemps, depuis le règne de ce sinistre individu, que l’étiquette « de gauche » n’a plus aucune signification en France.
L’idéologie infecte des fascistes de ces années sombres, on la retrouve aujourd’hui, pour l’essentiel du pire, dans les formations d’extrême gauche, en particulier le NPA qui se comporta cet été à Barbès et à Sarcelles à peu près comme les nazis à l’époque de la « nuit de cristal ».
Etre « à gauche » et opter pour un parti d’extrême droite qui prétend mettre en oeuvre une politique sociale qui ressemblerait à celle de l’ancien PC (les bonnes paroles et les « programmes », ça ne coûte pas cher à formuler) afin de pouvoir en récupérer les naïfs électeurs, cela n’a donc rien de bien original, c’est simplement mordre à l’hameçon des apparences.
Je ne comprends pas qu’on puisse oser se vanter ainsi d’être dupe. Passer de la gauche telle qu’elle existe depuis Mitterrand au FN, c’est comme rester sur place. Le FN et le PS vivent en symbiose, constituent une espèce de couple infernal mais lié par trop d’intérêts communs pour qu’un divorce puisse être jamais envisagé par eux. C’est bien ce qui fait que la vie politique en France est devenue à travers les media une sorte de vaudeville pour un public aussi peu exigeant que celui du théâtre de boulevard.