Rebonjour Mr Allard puisque j’ai déjà répondu à votre seconde intervention.
J’ai lu avec attention le second lien que vous m’avez adressé, le premier ne fonctionnant hélas pas.
Il transparait à travers celui-ci que vous connaissez également Cuba de l’intérieur, ce qui vous le constaterez à la réponse que ne pourra pas apporter Mr Fortin à la question ultra simple que je lui poserai lors de son prochain article de propagande sur Cuba.
Et en ce qui concerne votre louange sur le système médical, je suis d’accord avec vous à titre personnel pour en avoir également profité à La Havane. Beaucoup moins hélas à la lumière de deux expériences choquantes, l’une dans la province de Camaguay et l’autre à La Havane même, ce qui me fait dire que si, sur le plan du principe, vous avez raison, il n’en revient pas moins que la médecine est pratiquée par des êtres humains et que ceux-ci n’ont pas toujours la même approche, les mêmes compétences, le même matériel à disposition. Il est donc difficile de généraliser à partir d’un seul cas, le mien et le votre en l’occurence.
Déjà là, il y a un hiatus par rapport à ceux qui fonctionnent uniquement à la Fidel qui ne connait que deux adverbes : JAMAZ et SIEMPRE, ce qui est très révélateur d’une dictature sans nuances.
Il suffit d’ailleurs de lire en diagonale les interventions des laudateurs, ils pratiquent exactement le même amalgame. Vous avez donc également raison en disant que sur ce site il est impossible d’avoir une discussion de fond tant avec les croisés de la cause que leurs ennemis.
Etre de gauche, c’est d’abord être pour l’humain, le respect de l’autre et contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Le refus de la pauvreté dans un monde qui dépense six fois ( au moins six fois ! ) plus pour l’achat d’armes que pour l’éducation, les soins médicaux et le droit inaliénable de se nourrir à sa faim. Nous sommes évidemment d’accord à ce sujet.
Bref, et là aussi vous avez raison, il y a à prendre dans le régime cubain. En fait et je m’arrêterai là, la contradiction entre un système éducatif et sa mise en pratique, c’est un intello pauvre comme Job de La Havane qui me l’a mise à l’oreille : à quoi sert-il d’avoir un bon enseignement si on ne peut le mettre en pratique et si on ne dispose pas du droit de poser les questions qui s’imposent ? Vous en savez sans doute dix fois plus sur ce qui se passe chez nous, car nos n’avons pas le droit à l’information contradictoire.
Tout était dit...
J’aurais bien discuté plus longtemps avec vous, mais un travail gratuit d’ordre culturel m’attend et je dois cloturer là.
Mes salutations, hombre !