@amiaplacidus
Mais j’avoue volontiers que je ne connaissais pas cet accident.
Et vos explications ne sont pas très claires.
En consultant vos liens, j’ai vu qu’il s’agissait sans doute d’un prototype de réacteur graphite gaz de faible puissance refroidi par du CO2. Dont le but était plutôt la production de chaleur. D’où sa situation enterrée pour envoyer sa chaleur en surface j’imagine.
L’accident est dit s’être produit à la montée en puissance à la suite d’un défaut de refroidissement, c’est à dire que c’est un accident sur un coeur qui n’avait pas beaucoup fonctionné, donc avec un inventaire en produits de fission très faible.
Je ne pense pas qu’il y ait eu une forte fusion du coeur. Un seul assemblage sur plus de 70 a fondu partiellement sans doute. Il y a eu un relâchement de produits de fission, dont des gaz de fission, dans le circuit primaire CO2 qui est monté en pression à la suite de l’échauffement. Le réacteur s’est arrêté et la puissance résiduelle était très faible.
Donc le déchargement du combustible n’a pas du posé de problèmes insurmontables.
C’est un cas très particulier d’accident sur un coeur quasiment frais. Donc très rapidement le niveau de radioactivité a baissé et permis l’intervention.
De très faibles quantités de gaz de fission radioactifs et d’aérosols radioactifs ont été rejétées dans le caverne et vers l’extérieur par des ventilations et canalisations de décharge.
On n’a pas bétonné le coeur, mais des résidus et des radionucléides déposés sur les parois de la caverne. Donc une radioactivité très faible a été emprisonnée par ce bétonnage ; Rien à voir avec Tchernobyl.
Cela n’a pas empêché la Suisse de construire des centrales nucléaires avec des techniques importées.