L’article oublie une donnée fondamentale, la culture des populations qui est un préalable à toute tentative de développement, comme la terre qui fait germer les graines.
L’enfer étant pavé de bonnes intentions, des myriades d’ONG, bien souvent en 4x4 rutilants, se sont abattues sur le continent africain pour y apporter les bienfaits de la médecine moderne, comme de nouveaux missionnaires. En conséquence, l’espérance de vie et la démographie ont explosé mais pas les connaissances qui sont restées au stade d’une agriculture de subsistance. Le problème, c’est que la taille actuelle des populations exige une productivité importante qui ne peut être obtenue que par une agriculture intensive et mécanisée.
De nombreux pays africains ont fait ce que l’auteur préconise, « en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager ... », et ont tous échoué. Un des derniers désastres en date est le Zimbabwe, où sévit une quasi famine alors que le pays est très riche. Madagascar a un sol fertile, est un des pays les plus aidés de la planète, et il n’y a pas de grosses multinationales qui exploitent un pétrole inexistant. Il ne parvient toujours pas à décoller économiquement.
On ne se rend pas compte à quel point les réflexes culturels et le savoir acquis dés notre plus jeune age jouent un rôle essentiel dans le développement économique de notre pays. il suffit de comparer l’Asie et l’Afrique à 50 ans d’intervalle pour comprendre le problème.