@Massada
Oui, et tout le monde se fait des bisous !
Tiens, sayan, pour rigoler :
[...] “ Israël est la seule démocratie qui opère une distinction entre
citoyenneté et nationalité : tous les titulaires de la citoyenneté
(ezrahut) ont, en principe, des droits égaux, mais seuls certains, les
Juifs, forment la nationalité (le’um). En 1970, Shimon Agranat,
président de la Cour suprême, a confirmé que l’on ne pouvait pas parler
de “nationalité israélienne”, parce qu’il n’existait pas de nation
israélienne séparée de la nation juive et qu’Israël n’était même pas
l’Etat de ses citoyens juifs, mais celui des juifs du monde. »
Selon la loi du retour adoptée par le Parlement le 5 juillet 1950, « tout juif a le droit d’immigrer dans le pays ».
Ce qui signifie, comme le rappellent les Palestiniens, qu’un des
leurs né à Haïfa ou à Jérusalem et dont la famille a été expulsée en
1948 n’a pas le droit de rentrer chez lui, alors qu’un citoyen américain
ou russe, du simple fait qu’il est de confession juive, peut
s’installer en Israël (je dirais même, s’il est « blanc », puisque 20 % à
30 % des Russes immigrés en Israël ne seraient pas juifs).
David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, déclarait : « Ce n’est pas
l’Etat qui accorde aux juifs de l’étranger le droit d’installation,
mais ce droit est en chaque juif dans la mesure où il est juif. »
Comment s’étonner, dès lors, que les Palestiniens citoyens d’Israël
se sentent de plus en plus aliénés dans cet Etat ? En mars 2010, Scandar
Copti, codirecteur arabe du film israélien Ajami, nominé pour un Oscar à Hollywood, déclara qu’il ne représentait pas Israël : « Je ne peux représenter un pays qui ne me représente pas. »
Une opinion que partagent nombre de citoyens arabes d’Israël : il
existe plus de trente lois accordant des droits spécifiques et
supérieurs aux juifs, y compris dans les domaines de l’immigration, de
la naturalisation, du travail ou encore de l’accès à la terre.” (Alain Gresh – Le Monde diplomatique)