@alinea
Il y a deux choses :
1) Sur le site : les eaux de refroidissement des corium qui sont récupérées dans le bâtiment Turbine qui jouxte le bâtiment réacteur (le circuit primaire n’est plus étanche à la suite des accidents sur les réacteurs de 1 à 3, sur 6). Elles sont ensuite traitées dans des usines de décontamination qui leur enlève d’abord le Césium radioactif puis les autres radionucléides dont principalement les strontium 89 et 90 (sauf le Tritium). La décontamination en césium qui a commencé dès juin 2011 est pratiquement achevée. Celle des autres radionucléides qui a commencée avec difficulté n’est pas achevée ; Donc dans des stockages d’eaux contaminées, - il y a 600.000 tonnes d’eaux stockées sur le site -, il reste une contamination en Strontium et en Tritium principalement. Evidemment le césium ne disparait pas il se retrouve concentré dans des capsules qu’il faut stockées de manière sûre avant de les traiter elles-mêmes. De même pour les autres radionucléides. [en repassant sur les corium les eaux se rechargent un peu en radionucléides mais de moins en moins]
2) Dans l’environnement (et sur le sol du site aussi bien entendu), Disons jusqu’à 60 kms dans un axe Nord/Nord ouest qui a donné lieu aux plus grandes retombées d’aérosols radioactifs [cette c’était essentiellement l’Iode et le Césium quelquefois liés sous une forme chimique le CsI) il ya eu des dépôts d’aérosols radioactifs. L’iode radioactif a disparu par décroissance et il reste le césium radioactif. Donc sur les toits, sur les routes, sur les sols, sur les feuilles des arbres... La radioactivité sur les sols s’est distribuée en taches de grande concentration. L’IRSN a parlé d’une contamination en peau de léopard. Ce sont des sources d’irradiation externes, qui peuvent devenir internes si l’on mange un fruit, légume.. qui contient du césium radioactif, d’où une surveillance des aliments avec une norme très basse 100 becquerels par litre ou par Kg suivant la nature.
La décontamination de l’environnement, comme pour Tchernobyl comporte les nettoiements des toits, routes, passage bétonnés .. au jet d’eau avec recueil des eaux. Pour les sols on sait que le césium s’y enfonce majoritairement dans une couche de 5 à 10 cms (c’est vrai aussi pour les sols marin). Donc dans les endroits les plus contaminés on enlève une couche de terre d’environ 10 cms. Que l’on stocke dans des sacs. Qui sont regroupés sur des sites que le gouvernement a du mal à faire accepter à la population ; Ces terres seront ultérieurement traitées pour récupérer le césium.
C’est compliqué, mais les accidents de Fuksuhima daiichi sont au maximum de l’échelle INES.
Malgré tout il faut bien voir que même au plus haut de la contamination, les sources d’irradiation présentent sur les sols n’occasionnaient que de faibles doses en considérant qu’une personne y restait exposée 1 an ce qui était complétement hypothétique. L’irradiation maximum ne dépassait jamais 50 millisieverts. Limite en deça de laquelle il n’y a absolument aucun dommage irréversible de prouver. Des travaux notamment ceux des Professeurs Aurengo, que je connais un peu, et Tubiana montrent au contraire que les mécanismes de réparation des cellules atteintes marchent à plein.
Excusez moi pour la lourdeur. Informer de manière elliptique prête aux attaques et à la non crédibilité. Mais ce que je vous explique là, justifie le fait que l’on n’ait, jusqu’à présent, pas de décès à déplorer des suites d’irradiations dans les régions touchées par les retombées radioactives de Fukushima Daiichi.
Pour ce qui concerne la France en dehors de toute considération sur la sûreté nucléaire, les études et la surveillance, nous avons un autre tye de réacteur, qui protège mieux l’extérieur et qui est un peu plus sûr.